Désencombrer: l’étagère à laines

Salut!

Aujourd’hui j’ai envie d’extrapoler un peu autour de mon projet de désencombrement, en adressant le « problème » de l’étagère dans laquelle je stocke actuellement les laines destinées au tricot et au crochet.

Bon, alors on ne va pas y aller par quatre chemins: elle déborde.

Je pense que j’ai assez de laine pour tenir deux ans, juste à regarder comme ça. Même en tricotant assidûment comme je le fais. Mouais.

Mon problème, c’est qu’après deux ou trois petits projets, j’ai voulu « stocker » un peu pour avoir de quoi tenir sans me préoccuper de manquer. Portée par mon élan, je suis un peu partie en roue libre. D’un bon plan à un autre, je me suis vite retrouvée avec largement de quoi faire.

Vous allez me dire, c’est pas si mal. Oui oui, c’est pas si mal, mais c’est le bazar, c’est pas très confortable, et depuis le temps que j’ai certaines laines, mes préférences ont changé. Je pense que je serai de toute façon bonne pour emmener mes pelotes d’acrylique en ressourcerie, ça aidera les débutants (j’ai commencé comme ça! Avec des restes achetés en ressourcerie).

Un autre point où je me suis laissée un peu déborder, c’est avec les patrons. Fort heureusement, je n’ai pas dépensé grand-chose. J’ai surtout fait du lêche-vitrine sur Ravelry et Drops, avant de me rendre compte que l’essentiel de ce que j’avais envie de tricoter contenait dans ce super livre de Charlotte Vannier, désormais introuvable:

Si vous arrivez à vous le procurer, il est vraiment pas mal. Par contre, pour quelqu’un qui débute complètement, je trouve que les explications ne vous guident pas de façon exhaustive. J’aurais aimé parfois moins de comptage de rangs et plus d’indications en centimètres. Là par exemple il faut que je tricote un devant de pull de 113 mailles sur 115 rangs. J’ai calculé en fonction de l’échantillon indiqué, ça fait environ 39 cm.

C’est lui qui va me servir à tricoter la plupart de mon stock. Pour le moment, voici ce que j’ai sur les aiguilles (je « papillonne » entre les projets, alors j’aime bien en avoir plusieurs d’avance):

  • Le gilet col en V, avec une laine en cône d’un mauve foncé tirant sur le brun
  • Le pull léger col en V, une laine type mohair, très fine, bleu marine
  • Le pull raglan à col rond, avec la recyclé 4, de Bergère de France

J’ai par ailleurs un châle « Virus » au crochet, que je suis aussi en train de faire si j’ai envie de « compter » d’avantage. Monter du jersey c’est facile, ça se fait devant la télé, à une conférence, chez des amis etc…voilà pourquoi j’aime avoir plusieurs projets en cours.

Dans ce livre, j’aimerais aussi faire le col plastron, avec une laine fine bordeaux qui m’a été donnée. Il me semble que la marque c’est « le chat botté ».

J’ai aussi un autre livre qui pour le coup propose de tricoter un tout premier pull, rayé. J’en avais déjà fait un noir et blanc, mais au lavage, un autre vêtement a décoloré dessus. Le projet est de le faire avec de la laine « woolly » de chez DMC, en prune et anthracite.

J’ai de plus détricoté deux pulls, j’ai donc une quantité pour un pull de laine Katia « cool cotton », et une quantité de coton noir très simple, plutôt en épaisseur aran. Peut-être que je ferai un châle avec la Katia. Pour le coton noir, j’aimerais faire un pull très simple que je pourrais porter avec tout ou presque, peut-être avec une encolure bateau. J’ai aussi des pelotes par deux, qui me serviront à faire des chaussettes. Certaines me serviront également à tricoter des cadeaux.

Pour le reste du stock j’ai beaucoup de pelotes entamées, de granny squares à coudre ensemble. Je risque fort d’en donner certaines.

Le but vers lequel j’aimerais me diriger serait d’avoir au maximum trois projets en cours: un grand (comme un pull) un petit (accessoire ou chaussettes) et un projet de crochet. De toute façon, à chaque fois que j’irai en boutique, je sais que je trouverai toujours quelque chose d’intéressant, dont j’ai besoin…les choses ne vont pas s’envoler, elles peuvent m’attendre en magasin pour le jour où je n’aurai plus rien sous la main. Dans « Godbye things », Fumio Sasaki développe un concept intéressant: celui de laisser les magasins se charger du « stock ». On n’en a pas besoin chez nous.

J’aimerais aussi intégrer ensemble mes livres de couture/tricot, mon stock de couture (que je vais réduire aussi), et mon stock de tricot et crochet. Tout cohabiterait idéalement dans la même armoire.

C’est bien entendu un projet de long terme qui s’inscrit dans ma démarche globale de libérer du temps, de l’argent et de l’espace en évacuant progressivement ce qui est superflu. Ca va avec réduire aussi ma garde-robe à quelques pièces faciles à réparer et qui peuvent se conserver le plus possible.

A bientôt pour de nouvelles aventures!

En bord d’Isère

Bonjour!

En ce moment, l’une de mes petites joies, c’est de prendre mon vélo pour aller et revenir du travail, et profiter de la piste cyclable au bord de l’Isère. J’adore l’eau qui court, le petit pont à côté de la voie ferrée, la végétation dont l’ombre porte sur l’enfilade de clôture industrielle bleu clair.

C’est toujours un parfait moment de calme, j’y croise des merles moqueurs qui s’envolent ou fuient discrètement dans les broussailles, et parfois, quelle surprise! Une orchidée, orchis pyramidal, ou Anacamptis pyramidalis pour être plus précise. Ses toutes petites fleurs disposées en pyramide s’ouvrent progressivement, par le bas.

orchis pyramidal

Je longe aussi toute une galerie de fresques, plus travaillées les unes que les autres. Parfois, il y a un graffeur perché sur son échelle, masque sur le nez et bombe en main, qui soigne les derniers détails avant de décamper. Elles changent régulièrement, et c’est un jeu pour moi d’en « collectionner » de nouvelles dans ma banque d’images.

Une fantastique réappropriation par le peuple du béton gris aux airs totalitaires.

Parfois, le soir, je croise aussi un type qui vit sa meilleure vie. On fire, il joue du saxo sur l’autre rive, comme le héros de Blue Giant. Je lui souhaite de finir par jouer comme lui dans les meilleurs clubs jazz du pays.

A bientôt pour de nouvelles aventures! En attendant j’essaie de rester à la fraîche.

Elisa

Flore de mai

Salut vous!

Pour cette flore de mai je vous propose quelques belles orchidées. Je pense que la première photo est un orchis brûlé, et la seconde une cephalantera longifolia.

Durant la même balade, nous sommes allés jusqu’à une ancienne bâtisse, surmontée d’un superbe cytise jaune vif. Nous en avons vu plusieurs. C’est un arbre magnifique qui ne sent pas beaucoup.

J’ai aussi photographié un beau mur de mousse et de fougères. Je mettrai peut-être à jour cet article par la suite, afin de vous parler d’avantage de ces constructions si je trouve plus d’informations.

C’est tout pour aujourd’hui.

Je pense que pour mon prochain article, je vous ferai une review arts du fil, avec l’état de mon stock de laines, mes projets pour le futur proche et mes réalisations récentes.

A bientôt, prenez soin les uns des autres.

Elisa

Récolte de printemps et considérations antiques

Ce week-end, je vous propose une récolte de printemps fructueuse, et un podcast sur l’antiquité qui m’a marquée et m’a donné à réfléchir. Enfin, parce que l’arrivée du printemps n’est jamais complète sans bestioles, pour la fin de l’article, il y aura un visiteur impromptu.

D’abord, ma récolte, réalisée autour de chez moi, pour profiter du beau temps. Je suis partie en forêt et bord de champ avec simplement un petit cabas en toile, et, en deux heures de promenade, j’ai récolté de quoi préparer une petite omelette de légumes et de plantes sauvages pour ma semaine de travail.

Il s’agit, du haut vers le bas et de gauche à droite:

  • Des poireaux des vignes, ou poireaux sauvages. Ils sont plus sucrés que leurs homologues cultivés, et ont bien plus de goût. Je n’ai pas mangé la base, qui est plus dure. En revanche je les ai enterrées dans mes pots de fleurs. Voyons si ça pousse. En-dessous, dans le petit couvercle, il s’agit de leurs rhizomes. J’en ai ré-enterré sur place une moitié, le reste est dans mes jardinières.
  • De l’ail des ours. A ne pas confondre avec le muguet, il est très abondant en cette saison, particulièrement en sous-bois avec cours d’eau à proximité. Attention car on peut le confondre avec le muguet qui est très toxique.
  • Un petit peu de bourrache. J’en ai vu d’autre qui ne va pas tarder à fleurir et se développer, alors je prends mon mal en patience. Ca a un goût d’huître, et j’aimerais faire une huile aromatisée avec, mais il m’en faut en plus grande quantité.
  • Des cailloux! Surprise! Je ne veux pas les mettre dans une soupe, bien sûr, mais les peindre. Je mettrai le résultat par ici quand ce sera terminé. Pour le moment, la première couche sèche.

Il ne vous aura pas échappé qu’un joli stylo rouge repose tranquillement au milieu de mes poireaux. Il s’agit d’un stylo trouvé par terre, déterré, lavé consciencieusement. Il fonctionne très bien et est rechargeable. J’ai donc désormais un nouveau stylo pour mes notes!

Ensuite, j’ai écouté ce très intéressant podcast sur les prêtresses dans la Grèce antique. Il m’a replongée dans mon intérêt pour cette période. J’ai immédiatement repensé à la mystérieuse Artémis Polymaste d’Éphèse, qui siégeait dans son temple, considéré comme l’une des sept merveilles du monde antique. J’ai alors eu envie de la dessiner dans mon carnet à croquis, en commençant de façon contre-intuitive. D’abord avec un épais calame et du brou de noix, puis les détails à la plume et à l’encre de Chine, sans trop en faire. Les plages de couleurs ont été réalisées au feutre colorex.

Je trouve toujours très amusant que les premiers archéologues qui ont étudié la statue aient d’abord commencé par imaginer qu’elle portait un collier de dattes ou de figues. En réalité, il s’agit de seins multiples, ce qui ne manque pas de nous questionner, dans notre apparence de modernité. Artémis est souvent réduite à une déesse chasseresse vierge et libre. Bien loin d’une fière matrone nourricière…c’est oublier que la poitrine n’a pas toujours eu l’apanage de l’érotisme, et qu’Éphèse se situe en Turquie, ou en Asie Mineure, sur un site éloigné de la « Grande Grèce », et où prévalaient des divinités plus anciennes, comme Astarté, qui représentait une féminité royale, insaisissable et impitoyable. La statue que nous connaissons aujourd’hui est une réplique en albâtre jaune, l’originale était faite d’ébène noir. Elle était régulièrement ornée de bijoux, de vêtements et lavée. Effectuer ces tâches était un privilège.

Je crois qu’il s’agit d’une de mes œuvres d’art antique préférées. A l’origine, avant reconstitution par sous le règne des Farnèse, elle ressemblait probablement à ça:

Enfin, je vous l’avais promis, une photo d’un visiteur de passage, venu se reposer sur mes volets. Âmes sensibles, c’est le moment de détourner les yeux si vous n’aimez pas les insectes. Je dois dire que j’ai rarement vu un criquet aussi gros:

Il s’agit d’un criquet migrateur, oui, mais de quel type? Une conversation avec un entomologiste qui passait dans le coin il y a quelques mois m’a appris qu’on pouvait trouver par ici des criquets du Nil, qui remontaient de plus en plus à cause du réchauffement climatique. J’en ai déjà vu quelques uns autour de chez moi, ils ont la drôle de particularité d’avoir les yeux tout rayés verticalement. On ne peut pas s’y tromper.

Et vous, que se passe-t-il autour de vous en ce printemps? Qu’est-ce qui vous interroge? Vous occupe?

A bientôt pour de nouvelles aventures.

Elisa