Flore de mai

Salut vous!

Pour cette flore de mai je vous propose quelques belles orchidées. Je pense que la première photo est un orchis brûlé, et la seconde une cephalantera longifolia.

Durant la même balade, nous sommes allés jusqu’à une ancienne bâtisse, surmontée d’un superbe cytise jaune vif. Nous en avons vu plusieurs. C’est un arbre magnifique qui ne sent pas beaucoup.

J’ai aussi photographié un beau mur de mousse et de fougères. Je mettrai peut-être à jour cet article par la suite, afin de vous parler d’avantage de ces constructions si je trouve plus d’informations.

C’est tout pour aujourd’hui.

Je pense que pour mon prochain article, je vous ferai une review arts du fil, avec l’état de mon stock de laines, mes projets pour le futur proche et mes réalisations récentes.

A bientôt, prenez soin les uns des autres.

Elisa

Récolte de printemps et considérations antiques

Ce week-end, je vous propose une récolte de printemps fructueuse, et un podcast sur l’antiquité qui m’a marquée et m’a donné à réfléchir. Enfin, parce que l’arrivée du printemps n’est jamais complète sans bestioles, pour la fin de l’article, il y aura un visiteur impromptu.

D’abord, ma récolte, réalisée autour de chez moi, pour profiter du beau temps. Je suis partie en forêt et bord de champ avec simplement un petit cabas en toile, et, en deux heures de promenade, j’ai récolté de quoi préparer une petite omelette de légumes et de plantes sauvages pour ma semaine de travail.

Il s’agit, du haut vers le bas et de gauche à droite:

  • Des poireaux des vignes, ou poireaux sauvages. Ils sont plus sucrés que leurs homologues cultivés, et ont bien plus de goût. Je n’ai pas mangé la base, qui est plus dure. En revanche je les ai enterrées dans mes pots de fleurs. Voyons si ça pousse. En-dessous, dans le petit couvercle, il s’agit de leurs rhizomes. J’en ai ré-enterré sur place une moitié, le reste est dans mes jardinières.
  • De l’ail des ours. A ne pas confondre avec le muguet, il est très abondant en cette saison, particulièrement en sous-bois avec cours d’eau à proximité. Attention car on peut le confondre avec le muguet qui est très toxique.
  • Un petit peu de bourrache. J’en ai vu d’autre qui ne va pas tarder à fleurir et se développer, alors je prends mon mal en patience. Ca a un goût d’huître, et j’aimerais faire une huile aromatisée avec, mais il m’en faut en plus grande quantité.
  • Des cailloux! Surprise! Je ne veux pas les mettre dans une soupe, bien sûr, mais les peindre. Je mettrai le résultat par ici quand ce sera terminé. Pour le moment, la première couche sèche.

Il ne vous aura pas échappé qu’un joli stylo rouge repose tranquillement au milieu de mes poireaux. Il s’agit d’un stylo trouvé par terre, déterré, lavé consciencieusement. Il fonctionne très bien et est rechargeable. J’ai donc désormais un nouveau stylo pour mes notes!

Ensuite, j’ai écouté ce très intéressant podcast sur les prêtresses dans la Grèce antique. Il m’a replongée dans mon intérêt pour cette période. J’ai immédiatement repensé à la mystérieuse Artémis Polymaste d’Éphèse, qui siégeait dans son temple, considéré comme l’une des sept merveilles du monde antique. J’ai alors eu envie de la dessiner dans mon carnet à croquis, en commençant de façon contre-intuitive. D’abord avec un épais calame et du brou de noix, puis les détails à la plume et à l’encre de Chine, sans trop en faire. Les plages de couleurs ont été réalisées au feutre colorex.

Je trouve toujours très amusant que les premiers archéologues qui ont étudié la statue aient d’abord commencé par imaginer qu’elle portait un collier de dattes ou de figues. En réalité, il s’agit de seins multiples, ce qui ne manque pas de nous questionner, dans notre apparence de modernité. Artémis est souvent réduite à une déesse chasseresse vierge et libre. Bien loin d’une fière matrone nourricière…c’est oublier que la poitrine n’a pas toujours eu l’apanage de l’érotisme, et qu’Éphèse se situe en Turquie, ou en Asie Mineure, sur un site éloigné de la « Grande Grèce », et où prévalaient des divinités plus anciennes, comme Astarté, qui représentait une féminité royale, insaisissable et impitoyable. La statue que nous connaissons aujourd’hui est une réplique en albâtre jaune, l’originale était faite d’ébène noir. Elle était régulièrement ornée de bijoux, de vêtements et lavée. Effectuer ces tâches était un privilège.

Je crois qu’il s’agit d’une de mes œuvres d’art antique préférées. A l’origine, avant reconstitution par sous le règne des Farnèse, elle ressemblait probablement à ça:

Enfin, je vous l’avais promis, une photo d’un visiteur de passage, venu se reposer sur mes volets. Âmes sensibles, c’est le moment de détourner les yeux si vous n’aimez pas les insectes. Je dois dire que j’ai rarement vu un criquet aussi gros:

Il s’agit d’un criquet migrateur, oui, mais de quel type? Une conversation avec un entomologiste qui passait dans le coin il y a quelques mois m’a appris qu’on pouvait trouver par ici des criquets du Nil, qui remontaient de plus en plus à cause du réchauffement climatique. J’en ai déjà vu quelques uns autour de chez moi, ils ont la drôle de particularité d’avoir les yeux tout rayés verticalement. On ne peut pas s’y tromper.

Et vous, que se passe-t-il autour de vous en ce printemps? Qu’est-ce qui vous interroge? Vous occupe?

A bientôt pour de nouvelles aventures.

Elisa

Œuvres de Mi-mars 2026

Salut!

Ce printemps a été pour moi un regain d’énergie assez considérrable, et j’en ai profité pour terminer une toile à l’acrylique et faire un dessin à la plume.

J’aimerais que cette énergie et cette bonne humeur dure toute l’année. Est-ce qu’il y aurait un moyen de la stocker?

Bref.

A bientôt pour de nouvelles aventures, arpenteurs d’internet.

Pourquoi suis-je ici?

Hello!

Avez-vous été interpellé par le sous-titre de mon blog? Alors, il y a de fortes chances que vous n’ayez jamais entendu parler de la théorie de l’internet mort. Il s’agit de la théorie selon laquelle, depuis 2016 environ, les algorithmes et les bots ont supplanté l’activité humaine sur internet. 51% du contenu est créé par des programmes. Quiconque a déjà rouvert facebook pourra en attester, et également confirmer le triste sentiment de vertige face à cette abondance de vidéos et images générées par IA, qui semblent dépourvues d’humanité et de sens.

Si vous maîtrisez correctement l’anglais, je vous propose d’aller jeter un œil à cette vidéo; qui vante les mérites des sites personnels, où l’on peur mettre ce qu’on veut à peu de frais, et qui peuvent même permettre d’apprendre de nouvelles compétences. J’ai aussi vu cette vidéo de Luvstarkey, dont la chaîne propose pas mal de contenu intéressant concernant le sujet qui nous occupe. En très gros et très résumé, internet n’est pas vraiment mort, mais qu’on ne s’en sert juste plus comme avant.

Les blogs sont importants, comme moyens d’expression et de partage en ligne. Dans sa vidéo, Onionboots donne plusieurs exemples de sites créés par des amateurs, où ces derniers laissent à disposition stickers, astuces, jeux et mêmes des petits plug-ins type chat instantané. Pour l’instant, je ne possède pas les connaissances nécessaires pour me composer une vraie « chambre à soi » numérique, mais je compte bien essayer.

Les réseaux sociaux divers et variés ont remplacé les blogs et petits ilots d’expression foutraque. Je vais faire une analogie immobilière: plutôt que d’être propriétaire de notre propre maison, on choisit de louer une chambre de bonne chez Metastagram, sous prétexte que tout le monde habite le même immeuble.

Je suppose qu’un site personnel serait l’équivalent d’un pavillon avec jardin, qu’on peut meubler comme on veut et qu’on a obtenu gratuitement (bien qu’on puisse acheter un nom de domaine pour quelques euros par mois et avoir VRAIMENT la propriété de son site). Plutôt que de petits appartements dans une grosse barre d’immeuble, on pourrait toustes avoir un espace immense, loin des algorithmes, et venir de temps en temps se rendre visite, intentionnellement et passer du temps les uns chez les autres.

Si l’aventure vous tente, n’hésitez pas à vous lancer et créer un petit espace à vous. Sinon, venez communiquer avec nous qui vous ouvrons la porte.

Bienvenue chez moi, laissez vos chaussures dans l’entrée et prenez les pantoufles d’invités, on va boire un thé en refaisant le monde.

A bientôt pour de nouvelles aventures!