
No-Buy-Year/ Mon année sans achats


Ce week-end, je vous propose une récolte de printemps fructueuse, et un podcast sur l’antiquité qui m’a marquée et m’a donné à réfléchir. Enfin, parce que l’arrivée du printemps n’est jamais complète sans bestioles, pour la fin de l’article, il y aura un visiteur impromptu.
D’abord, ma récolte, réalisée autour de chez moi, pour profiter du beau temps. Je suis partie en forêt et bord de champ avec simplement un petit cabas en toile, et, en deux heures de promenade, j’ai récolté de quoi préparer une petite omelette de légumes et de plantes sauvages pour ma semaine de travail.

Il s’agit, du haut vers le bas et de gauche à droite:
Il ne vous aura pas échappé qu’un joli stylo rouge repose tranquillement au milieu de mes poireaux. Il s’agit d’un stylo trouvé par terre, déterré, lavé consciencieusement. Il fonctionne très bien et est rechargeable. J’ai donc désormais un nouveau stylo pour mes notes!
Ensuite, j’ai écouté ce très intéressant podcast sur les prêtresses dans la Grèce antique. Il m’a replongée dans mon intérêt pour cette période. J’ai immédiatement repensé à la mystérieuse Artémis Polymaste d’Éphèse, qui siégeait dans son temple, considéré comme l’une des sept merveilles du monde antique. J’ai alors eu envie de la dessiner dans mon carnet à croquis, en commençant de façon contre-intuitive. D’abord avec un épais calame et du brou de noix, puis les détails à la plume et à l’encre de Chine, sans trop en faire. Les plages de couleurs ont été réalisées au feutre colorex.



Je trouve toujours très amusant que les premiers archéologues qui ont étudié la statue aient d’abord commencé par imaginer qu’elle portait un collier de dattes ou de figues. En réalité, il s’agit de seins multiples, ce qui ne manque pas de nous questionner, dans notre apparence de modernité. Artémis est souvent réduite à une déesse chasseresse vierge et libre. Bien loin d’une fière matrone nourricière…c’est oublier que la poitrine n’a pas toujours eu l’apanage de l’érotisme, et qu’Éphèse se situe en Turquie, ou en Asie Mineure, sur un site éloigné de la « Grande Grèce », et où prévalaient des divinités plus anciennes, comme Astarté, qui représentait une féminité royale, insaisissable et impitoyable. La statue que nous connaissons aujourd’hui est une réplique en albâtre jaune, l’originale était faite d’ébène noir. Elle était régulièrement ornée de bijoux, de vêtements et lavée. Effectuer ces tâches était un privilège.
Je crois qu’il s’agit d’une de mes œuvres d’art antique préférées. A l’origine, avant reconstitution par sous le règne des Farnèse, elle ressemblait probablement à ça:

Enfin, je vous l’avais promis, une photo d’un visiteur de passage, venu se reposer sur mes volets. Âmes sensibles, c’est le moment de détourner les yeux si vous n’aimez pas les insectes. Je dois dire que j’ai rarement vu un criquet aussi gros:

Il s’agit d’un criquet migrateur, oui, mais de quel type? Une conversation avec un entomologiste qui passait dans le coin il y a quelques mois m’a appris qu’on pouvait trouver par ici des criquets du Nil, qui remontaient de plus en plus à cause du réchauffement climatique. J’en ai déjà vu quelques uns autour de chez moi, ils ont la drôle de particularité d’avoir les yeux tout rayés verticalement. On ne peut pas s’y tromper.
Et vous, que se passe-t-il autour de vous en ce printemps? Qu’est-ce qui vous interroge? Vous occupe?
A bientôt pour de nouvelles aventures.
Elisa

Salut!
Ce printemps a été pour moi un regain d’énergie assez considérrable, et j’en ai profité pour terminer une toile à l’acrylique et faire un dessin à la plume.
J’aimerais que cette énergie et cette bonne humeur dure toute l’année. Est-ce qu’il y aurait un moyen de la stocker?
Bref.
A bientôt pour de nouvelles aventures, arpenteurs d’internet.







Un petit fennec endormi, encré aux feutres pinceaux, feutres pointe fine et colorié aux feutres aquarellables.
Bonne journée tout le monde!

Bonjour vous 🙂
J’ai appris qu’il y avait une BD adaptée de la passe-miroir de Christelle Dabos qui allait sortir. Ca m’a inspirée à poster une aquarelle d’il y a quelques années, quand j’ai commencé à lire la série et à apprécier le personnage d’Ophélie.
A bientôt,
Elisa