
De la préparation des patates


J’aime bien essayer de nouvelles choses. De nouvelles techniques, nouvelles approches, nouveaux objets. J’aime découvrir et réapprendre, pour créer, m’inspirer et me dépayser.
Il y a peu, j’ai décidé d’essayer les pastels gras. J’ai acheté une boîte avec quelques couleurs, pas très chère. J’ai décidé de regarder le moins de tutos possibles, et de me lancer directement. Couleurs foncées après couleurs claires, comme en aquarelle. Et c’est parti. Très peu de traits de construction, ils seront de toute façon recouverts par la matière.



J’utilise un petit carnet acheté en grande surface, là aussi, vraiment pas onéreux, pas terrible pour la plupart des médias, mais le pastel gras a l’avantage de s’en foutre. Je pourrais dessiner sur du carton que ce serait pareil. D’ailleurs c’est une idée.
Pour le moment, j’en suis encore au stade où j’apprivoise ce nouveau médium, mais je l’aime bien. J’ai l’impression de retrouver de la liberté dans la découverte, dans la nouveauté. En ce moment, j’ai l’impression d’être parfois freinée par la technique. La peur de mal faire me bloque et je n’ose pas laisser libre cours à mon imagination. Alors qui sait, peut-être que cette nouvelle approche serait un remède à mes blocages.
A bientôt pour de nouvelles aventures.
Elisa

Voilà. Cf. titre. J’ai survécu à mon premier noël en librairie. Et j’ai pris le temps de griffoner ça.
A bientôt pour de nouvelles aventures trépidantes.

Salut tout le monde,
Ça fait longtemps. Enfin, il n’y a de toute façon jamais eu grand monde par ici, non?
Je dépoussière ce blog, car je n’ai plus aucun réseau social (en dehors de Discord) actuellement, et donc, ma communication sur la toile est plus limitée. J’aimerais désormais qu’elle soit plus réfléchie.
En cela, je crois que le format blog peut m’être bénéfique. Même si il n’est pas des masses lu. Je me dis que je mets un petit bout de moi dans une bouteille (beurk) que je lance à la mer, dans cette immense mer de milliards de sites, peut-être que vous trouverez le mien. Et peut-être que ça vous intéressera. Bienvenue à bord.
En ce moment, j’ai cultivé différentes passions, que j’aimerais partager ici. Des petits bouts de choses que je voulais faire, mais je ne trouvais pas le temps.
D’abord, je me suis remise à lire. Souvent. Et ça a relancé mon désir et mon besoin d’écrire. Je tiens donc un journal, ainsi que deux cahiers d’écriture.
Ensuite, bien sûr, j’ai continué à dessiner. Ma volonté est toujours de trouver un style de dessin qui me convienne, et qui marie mon amour des détails, et de l’abstraction de l’aquarelle.





Et puis j’essaie de randonner dès que le temps me le permet. J’habite désormais plus proche de la nature, et je n’ai que quelques pas à faire pour me retrouver en forêt.

J’ai aussi cultivé mon rapport au corps.
J’ai toujours eu de l’intérêt pour les capacités du corps, et le regard que l’on porte sur les corps. Pas nécessairement les capacités « actives », comme se surpasser dans un sport ou que sais-je, mais plutôt des capacités « passives ». La pousse des cheveux. Le renouvellement de la peau. Le vieillissement. J’ai toujours aimé m’amuser avec, remettre en question certaines choses. Alors j’ai transformé mon corps. J’ai rasé mes cheveux, je les ai laissé pousser (j’y reviendrai). Je l’ai fait tatouer. Je l’ai tatoué. De même pour les piercings. J’ai essayé la simplicité totale. Ne pas du tout mettre de maquillage. Me passer de shampooing. Passer aux soins naturels. Faire mes tambouilles. De même, j’ai entamé à l’aube de mes 30 ans une réflexion sur le vieillissement supposé du corps. Je me prépare à ce qu’il change encore, que j’aie des cheveux blancs, ou gris, des rides nouvelles.
Cela m’a emmenée à croiser deux parcours, qui sont tout deux des parcours qui prendront du temps. Le premier est d’essayer de trouver la longueur « terminale » de mes cheveux. En gros, cette longueur où leur rythme de croissance équivaudra à leur rythme de chute. Pour le moment je les ai un peu au dessous des clavicules, j’ai hâte qu’ils poussent jusqu’à ce que je puisse faire une grande tresse, ou un chignon bombé avec un pic.
Le second est que je me suis remise à stretcher mes oreilles. Pour les néophytes, il s’agit de la pratique d’agrandir les trous de ses lobes d’oreilles. J’ai décidé de m’y remettre patiemment, en profitant de chaque étape et en comptant sur le renouvellement cellulaire des tissus. Là encore j’ai un but, mais il est flottant et je veux voir où j’arrive et comment j’y arrive. Dans les sociétés qui pratiquent traditionnellement ce type de modification corporelle, les lobes stretchés sont synonymes de sagesse, de patience, et chaque créneau marque une étape de la vie. Je souhaite arriver à ce degré de patience, et pouvoir orner des oreilles en pleine santé avec de beaux bijoux en pierre.
J’espère donc avoir l’occasion de vous parler de tout ça par ici dans les semaines qui viennent.
Affaire à suivre.
Elisa.
Bonjour!
Aujourd’hui je voulais vous faire part de ma réflexion autour de la notion d’outil, et de la façon dont j’essaie en ce moment de mieux utiliser ceux que j’ai à disposition au quotidien.
Selon le Larousse, un outil c’est avant tout deux choses:
Dans ma vie de tous les jours, j’ai plein d’outils a disposition pour faciliter mon quotidien. De quoi m’aider à me déplacer, faire des tâches habituelles, me distraire.
Récemment, j’ai commencé à essayer de dessiner d’avantage. Je souhaitais aussi reprendre le blog. Et j’ai constaté que certains de ces outils me freinaient.

J’ai donc décidé de rebattre les cartes, évaluer ce que j’aimais vraiment faire et ce qui m’apportait de la joie, et ce qui pouvait freiner voire empêchait ces activités.
Assez paradoxalement, mon plus gros empêchement était mon ordinateur. Si le mermay m’a appris une chose: je crée beaucoup plus loin des écrans, lorsque je ne scrolle pas compulsivement sur un réseau social ou que je ne réactualise pas une page toutes les deux secondes parce que j’attends un message.

Sauf que, comme beaucoup, mon ordi est un peu le seul moyen de socialiser que j’ai en ce moment. J’étais aussi très attachée à l’idée qu’Instagram me ferait gagner en visibilité par rapport à mon art.
J’ai donc décidé de contrer ce besoin que j’avais de constamment socialiser. Je déteste me sentir seule, le chômage et le confinement n’aident pas.
J’ai décidé de conserver Discord et Messenger, qui sont les deux plateformes que j’utilise pour communiquer avec mes amis et ma famille. Par contre, j’ai décidé de prendre de la distance par rapport à Insta. En effet, cette plateforme me faisait beaucoup culpabiliser par rapport à ma production artistique, et lorsque je dessinais, c’était toujours avec l’idée de mettre le produit fini là-bas. Cette pression rendait mon processus créatif plus limité et moins naturel pour moi. De plus, je stagnais avec un petit nombre d’abonnés peu actifs, et cela me donnait l’impression que je ne faisais pas assez bien.
La solution a donc été de clôturer mon compte, et au lieu de cela, de me concentrer sur des pièces que je pourrais soit exposer en vrai, soit ajouter à un book réel, plutôt que des dessins instagrammables.

Quand à ma présence internet, j’ai décidé de la rendre plus active, en reprenant ce blog. J’aime m’exprimer, j’aime écrire, les articles pour le blog me permettent de les illustrer. A mon avis, cela m’apportera d’avantage.
Récemment j’ai découvert la chaîne youtube de Julia Bausenhardt, qui a aussi parlé de sa coupure avec les réseaux sociaux, et des injonctions que ces derniers font peser sur les créatifs. Si vous êtes à l’aise en anglais, je vous la conseille vivement. Pour le coup, youtube est un outil qui m’aide pas mal au quotidien niveau autoformation et inspiration. Je prévois par contre de mettre un minuteur dessus pour essayer de passer plus de temps sur du contenu qui m’apporte quelque chose.
Pour ne pas sur-utiliser youtube pendant que je dessine, comme j’aime avoir un fond sonore, j’ai décidé d’utiliser une chaîne, fraichement acquise. J’y écoute pas mal de musiques d’ambiance, du doom et du black metal atmosphérique. Ça influe un tout petit peu sur ce que je fais quand je dessine, mais ça ne mobilise pas complètement mon cerveau. Je pense que ça me donne juste la petite poussée d’inspiration qu’il me faut. Pour les curieuxses; voici les albums que j’écoute le plus:

J’ai aussi prévu de mettre en place une feuille de route, avec ce dont j’ai besoin sur internet, de façon à pouvoir éteindre mon ordi quand j’ai terminé ces tâches. Ca m’empêche de papillonner n’importe où.
Vous l’aurez compris, j’ai décidé d’essayer de me couper de la technologie lorsque je dessine, car j’ai l’impression que cet outil freine mon processus créatif plus qu’il ne l’encourage.
Voici une liste des astuces que j’ai mises en place:


Un point aveugle de ma démarche reste les références artistiques. Parfois, j’ai besoin d’une aide visuelle pour fournir un dessin juste. Même si le mermay m’a rassurée à ce niveau, j’ai toujours cette impression de nécessité. Alors, certes, j’ai des livres d’art, de sculpture ou des reportages animaliers pour m’aider, mais il n’y a souvent pas ce que je veux exactement à ce moment là. J’en suis encore à essayer de comprendre si c’est un besoin réel ou une excuse pour allumer l’ordi. Je sais que beaucoup d’artistes utilisent leur smartphone à cet effet, mais je n’ai pas de smartphone. Je suis donc encore en train de me demander comment faire évoluer cette pratique.
C’est tout pour aujourd’hui, si vous avez des idées et des conseils, n’hésitez pas à en discuter en commentaire.
A bientôt pour de nouvelles aventures créatives!