Bonjour! Dites donc, ça fait longtemps, non?
Aujourd’hui, je voulais vous parler de comment j’ai laissé tomber le mermay, et pourquoi, finalement, ça a été une bonne chose.


Cette année, j’ai décidé de me lancer dans le mermay challenge, un challenge où l’on doit dessiner une sirène par jour pendant tout le mois de mai. J’ai déjà essayé le Smaugust l’an dernier, sans aller jusqu’au bout. J’en ai tiré des enseignements, et je me suis lancée dans ce nouveau challenge avec quelques règles de départ:
- Utiliser un carnet unique pour le challenge
- Créer des illustrations originales
- Utiliser un matériel limité. Porte mine, bic, crayons aquarellables, pinceau
- Se donner le droit de « rattraper », et de peu dessiner si le temps manque
J’ai commencé ce challenge en vacances, ce qui est un excellent point de départ. J’avais l’esprit libre et pouvais m’inspirer du quotidien, de discussions, d’états d’esprit.
J’ai d’abord commencé avec ces deux illustrations colorisées, mais finalement, j’ai rapidement abandonné l’idée. J’ai trouvé que le bic se suffisait à lui-même.



J’ai été très inspirée par les poissons « originaux ». Pour ne pas m’ennuyer, j’ai décidé de réfléchir à comment créer des sirènes sans utiliser l’image classique de la « femme-poisson ».
Les premiers jours, ça a été difficile de m’y mettre. Mais par la suite, j’étais très inspirée et motivée. En vacances, l’esprit libre et sans internet, j’ai ménagé plein de temps pour dessiner, et c’était un vrai plaisir. C’est vraiment quelque chose qui m’a portée ce mois-ci, et m’a aidé à être de meilleure humeur. J’ai aussi de plus en plus pris confiance dans ce que je faisais. Je n’ai que très peu utilisé de références, j’ai beaucoup fait marcher ma mémoire, et mon imagination pour pallier à son inexactitude. J’en ai retiré un sentiment de liberté et de confiance très plaisant.



J’ai exploré plusieurs styles, plusieurs ambiances, avec parfois un peu d’humour. Globalement, je suis très contente de mes dessins.
A mon retour de vacances, j’ai retrouvé mes aquarelles, et je sentais que ma créativité était en ébullition. Ce défi du mois de mai m’avait donné l’impulsion dont j’avais besoin pour me remettre à dessiner.



Une fois rentrée et mes repères habituels retrouvés, j’ai décidé de me remettre à dessiner. Et là: je n’avais plus envie de dessiner des sirènes. J’avais pourtant une belle liste créée par mes soins avec diverses idées. Mais l’envie n’était plus là. Ou plutôt, il y avait d’autres choses plus intéressantes à dessiner. Des personnages. Des animaux. De nouvelles techniques à explorer. Comment utiliser le bic, le graphite, que j’aime tant, avec mes aquarelles?
C’est donc pleine d’une énergie retrouvée que je me suis remise à mon bureau.

Je n’ai donc pas terminé le mermay. Mais j’en ai retiré une belle motivation, un calme et une tranquillité d’esprit que je n’avais plus concernant ma démarche artistique.
Je crois qu’à force d’essayer de « forcer » un apprentissage, j’avais perdu une partie du processus créatif, au profit de la peur que mon dessin soit inconsistant, faux, inexact.
J’avais peut-être commencé à perdre cette créativité assez primitive qu’on a lorsqu’on est enfant. Le mermay a permis de la retrouver. Ou du moins, c’est vraiment comme ça que je le ressens.
Aujourd’hui, j’espère pouvoir continuer sur ma lancée, en gardant cette espèce de créativité décomplexée qui m’anime en ce moment, et en utilisant les techniques apprises ces dernières années. J’ai l’impression de pouvoir utiliser les deux, sur un pied d’égalité.
On verra bien.
A bientôt pour de nouvelles aventures créatives 😉










