Alors oui, je dessine des animaux en permanence. J’aime les observer, les étudier, les chercher, et surtout, les dessiner. Pourtant, il n’y a pas d’animaux dans mon art.
Je m’explique: j’essaie, tant que possible, de ne pas utiliser de matériaux ou d’outils faits à base d’animaux. Pour plus de transparence, voici une liste de ce que j’utilise:
Pinceaux Graduate, Daler & Rowney synthétiques
Pinceaux à résérvoir d’eau, Pentel, synthétique
Crayons gris et mines Faber Castell, graphite
Bloc graphite Art’Graf
Crayons Supracolor soft Caran d’Ache
Aquarelles Winsor & Newton, vegan à l’exception du vert émeraude, terre d’ombre et noir d’ivoire. Je ne possède que le vert émeraude, que je ne rachèterai pas.
Crayons polychromos, Faber Castell
Je n’ai pas d’informations pour les produits suivants:
Pentel brush pen – poils synthétiques, mais je ne sais pas de quoi l’encre est composée.
Encre de Chine Rohrer & Klinger
Uni pin fine line
En général, l’encre de Chine est fabriquée à partir de charbon d’os. Il faut donc surveiller la mention « charbon végétal » sur le flacon.
Mon questionnement par rapport aux matériaux avec lesquels je peins est tout récent. En revanche, dès l’enfance, je veillais bien à ce que mes pinceaux ne comportent pas de poils d’animaux. En conséquence de quoi, il me reste encore des médiums qui peuvent contenir des matières animales.
A l’avenir, j’aimerais donc trouver une alternative satisfaisante à l’encre de Chine, qui tient bien sous les lavis d’aquarelle. Sinon, je changerai ma pratique en peignant avant d’appliquer l’encre.
Voici quelques temps que je voulais vous faire un point lecture. Alors quoi de mieux que la fin de la première moitié de 2020 ? (Ne riez pas j’essaie de masquer le fait que l’article était prévu pour janvier). Donc, je me suis enfin décidée à le publier. Je note une tendance générale à travers mes lectures à aller vers les univers assez fournis avec beaucoup de personnages, avec une préférence pour les contes. J’aime autant être dépaysée lorsque je lis, qu’avoir l’impression que je prends un thé à côté d’un feu avec de vieux amis. Ces lectures m’ont marquée car elles ont constitué mon imaginaire. J’aime les détails, les descriptions minutieuses autant à l’écrit qu’en dessin. J’ai d’ailleurs passé du temps à étudier le style graphique de certaines de ces œuvres, pour l’incorporer au mien. Vous verrez que je n’ai pas fait de hiérarchie : roman, comics, mangas, classiques ou pas, tous ont un sens et une place. Je me demande, dans vingt ans, à quoi ressemblera ma liste si j’en refais une. Et si j’ai toujours ce blog, j’en referai une 😉
Années 90-2000
Il s’agit des années de mes premières lectures. J’ai dû savoir lire vers 1997. Je lisais au départ des choses très “calibrées” pour mon âge, beaucoup de bandes dessinées, de documentaires jeunesse et de livres type “Disney”. Néanmoins, voici les livres qui m’ont marquée au point que je les retienne jusqu’à l’âge adulte.
Lola campagnol
Offert par ma marraine, et relu des centaines de fois. Je m’étonne qu’il ne soit pas tant usé que cela. Le livre alterne des passages de roman, de bande dessinée, avec toujours l’appui des images. Je me souviens que le début parle de “l’histoire de la famille campagnol”. La fin me fascinait : il s’agissait d’une série d’expressions communes, toutes illustrées dans leur sens littéral : “ronger son frein”, “tirer le diable par la queue”, “on se reverra si les cochons ne nous mangent pas”.
Les poèmes de Prévert
Emprunté à la bibliothèque de l’école primaire, la BCD à l’époque. J’avais dû apprendre une poésie de Jacques Prévert (à l’enterrement d’une feuille morte, deux escargots s’en vont…) et du coup, comme ça m’avait plu, j’avais emprunté un recueil pour enfants, très illustré, avec une couverture verte. Je crois qu’il y avait un poème avec une vache qui m’avait fait peur à l’époque.
Les lettres de mon moulin
Lu parce que je devais écrire un texte sur un grand repas. Mon père m’avait proposé de lire l’extrait sur le curé de Cucugnan, et finalement, j’avais tout lu. J’avais beaucoup aimé les descriptions de la garrigue à l’époque, parce que j’avais l’impression que ça parlait simplement des paysages que j’avais l’habitude de voir.
Les voyages de Sinbad le marin
Offert par ma grand-mère, qui devait en avoir marre de me raconter sans cesse les mêmes contes sur Sinbad. Ça a été mon premier contact avec le passé simple aussi. A la réflexion, le livre était peut-être un peu dur pour mon âge, mais je l’ai quand même lu, en m’y reprenant à plusieurs fois et me concentrant très fort. Il y a quelques scènes qui m’ont franchement terrifiée à l’époque, quand Sinbad est enterré vivant ou lorsque son équipage est dévoré par les anthropophages.
Années 2000-2005
Bone
J’étais inscrite à la médiathèque ! On y allait en général le mercredi après-midi, on s’y installait avec des livres et il était très, très dur de nous en déloger. Je ne sais plus comment c’est arrivé mais c’est mon père qui a d’abord emprunté ces livres. Je les ai lus en étant complètement dedans. Quinze ans plus tard, je les ai retrouvés à une vente de livres de bibliothèque. J’ai sauté sur l’occasion. Une superbe affaire!
Les chants de Pyrène
Une très belle découverte, achetée à la librairie catalane de mon oncle. Il s’agit d’une succession de petits contes, découverts au grès de leur voyage par deux randonneurs qui entreprennent de traverser les Pyrénées en longueur, autour de 1900. Il me semble que c’est inspiré d’une histoire vraie. C’était une bande dessinée dont j’appréciais beaucoup le dessin à l’encre.
Willow
Mon premier roman de fantasy, qui a lancé ma passion pour le genre. Pour moi, ce livre avait tout ; la quête initiatique, des personnages que je trouvais intéressants, des personnages féminins vraiment importants pour l’histoire, et le charismatique Madmartigan. En plus, le fil qui en découlait était un délice de kitch et de fantasy à la sauce 90’s. Un régal, 10/10 je vous dis.
Le retour du Roi
Donc, dans la suite logique, j’ai lu le seigneur des anneaux. Mais le livre qui m’a le plus marquée sur la trilogie était sans conteste le Retour du Roi. Je me souviens très bien des sentiments de dépaysement qui m’ont accompagnée tout au long de sa lecture, de la vraie chair de poule tellement la scène des négociations avec l’armée des morts est tendue. Des chants qui m’ont aussi beaucoup marquée. Aujourd’hui j’aurais tendance à préférer le premier opus, avec ses scènes calmes de la petite vie des hobbits, juste avant la tempête.
Années 2005-2010
Les cages de Beltem
Un roman de Julia Verlanger/Gilles Thomas. Au départ, j’avais choisi un titre de Lovecraft, mais en réfléchissant bien, cette dame a bien plus contribué à mon imaginaire personnel. Les grands anciens ça va bien un temps, mais je me souviens qu’après sa lecture, les loubres avaient remplacé les grands anciens comme thématique récurrente de mes dessins. C’est un roman de fantasy assez progressiste, avec un fond de lutte des classes.
Les mémoires d’Elisabeth Frankenstein
Il s’agit d’un roman qui m’a faite grandir. Vraiment. C’est une biographie fictive de la compagne du Dr. Frankenstein. A l’époque il m’avait fait l’effet d’une grande fresque passionnée de tout ce qui me fascinait à l’époque : fantastique, sorcellerie, horreur, années 1800, les balbutiements d’une science expérimentale un peu dérangeante, le tout teinté de roman d’aventure et de féminisme. C’était une très belle épopée à mon sens. Je serais curieuse de la relire avec mes connaissances et ma sensibilité actuelle.
Le Guépard
Un livre étudié au lycée et qui a pleinement sa place ici. L’histoire reprend la vie d’une famille de nobles italiens sur le déclin. Les descriptions sont superbes et marquantes –les roses fanées à l’odeur de décomposition- Moi qui ne connaît pas bien l’histoire de ce pays, j’ai très bien pu suivre le roman grâce aux repères laissés par l’auteur. C’est de ce roman qu’est notamment issue la citation « Si nous ne nous mêlons pas de cette affaire, ils vont nous fabriquer une république. Si nous voulons que tout reste pareil, il faut que nous changions tout. », que Tancredi balance d’un air désinvolte à son oncle à la veille d’une révolution.
Les Catilinaires
Un roman d’Amélie Nothomb qui a été parmi mes autrices préférées de mon adolescence. Elle est assez facile à lire, ses livres sont tout petits, supers pour les trajets en bus. Les Catilinaires m’a apporté beaucoup de positif dans une période où j’en avais besoin. Même si l’histoire est assez dramatique, elle m’a touchée à ce moment-là. C’est un beau conte sur l’amour, le bonheur et l’importance des petites choses. Cela peut sembler assez niais, mais si vous avez une mauvaise passe, je vous le conseille.
Années 2010-2020
Carmilla
Un classique. Acheté sur une aire d’autoroute dans un recueil douteux de nouvelles sur les femmes vampires. L’esthétique du livre copiait celle de la série de Charlanne Harris, True Blood. Mais lorsque j’ai vu qu’il contenait Carmilla, que je voulais lire depuis très longtemps, je l’ai aussitôt passé en caisse, au milieu des biscuits. Il mérite vraiment sa réputation d’excellent livre sur le vampirisme.
La triste histoire des frères Grosbart
Un livre conseillé dans la salle 101, une émission radio science-fictionnesque de fréquence Paris plurielle. Leurs suggestions sont plutôt intéressantes en général, et ce livre le démontre. C’est un roman contemporain qui reprend le récit d’aventure comme il aurait pu être fait au seizième siècle -il me semble, corrigez-moi si je me trompe-. C’est à la fois humoristique et assez violent, je le déconseille si vous êtes sensibles. On y trouve des références historiques, et si vous connaissez un peu les bestiaires anciens vous allez vous régaler. J’y ai retrouvé cette impression de synthétiser l’imaginaire d’une époque, que j’avais déjà éprouvée avec Les mémoires d’Elizabeth Frankenstein. Je ne saurais pas dire pourquoi mais c’est quelque chose que j’apprécie dans un récit.
Manabeshima
Un registre tout différent pour ce livre. Il s’agit d’un récit de voyage, par Florent Chavouet, qui s’est installé sur Manabeshima, l’une des îles les moins peuplées du Japon. Son trait m’a beaucoup marquée, je l’ai trouvé très “juste”. Il ne travaille qu’au crayon de couleur et reproduit minutieusement des intérieurs, des décors, des scènes. On se perd à chaque page à tout détailler. Cette bande dessinée est la définition du feel good pour moi. Je l’ai lue en bibliothèque, mais ça m’a tellement marquée que j’y repense souvent, je pense me l’offrir, ainsi que Tokyo Sanpo, l’autre carnet de voyage de ce monsieur.
Watership Down
La lecture de Watership Down coïncide peu ou prou avec le début de mon végétarisme. Je ne dirais pas que c’est ce qui l’a motivé, loin de là, j’avais déjà entamé la démarche un tout petit peu avant. Mais il prend tout son sens pour moi à ce moment-là. C’est un récit d’aventure narré du point de vue des lapins qui la vivent. Tout est grand, les choses construites par les hommes sont incompréhensibles et effrayantes. Le moindre cours d’eau est une épreuve à traverser. L’auteur a déclaré avoir été inspiré par un documentaire sur la vie des lapins, et je veux bien le croire tant c’est réaliste et bien informé. Il y a tout de même des éléments fantastiques, comme une mythologie et un langage qui donne au tout une note intéressante. Bien que le sujet soit désuet en apparence, ce n’est pas un livre à mettre entre toutes les mains, en témoignent les nombreuses scènes issues du dessin animé qu’on trouve sur YouTube.
Château l’attente
Lorsque je choisis ce que je vais lire, un des facteurs déterminants est la couverture. Surtout s’il s’agit d’une bande dessinée où le style artistique porte une bonne partie de l’histoire. J’ai été immédiatement attirée par l’illustration de couverture du premier tome, qui de mémoire représentait la cour du château, vue en contre-plongée avec tous les petits personnages qui y vivent. Elle représente bien l’ambiance du livre où l’on suit leur progression au fil des pages, à la fois dans le présent et leur passé, avant leur arrivée au château. Là aussi, lecture feel good avec un trait simple et efficace. L’autrice développe vraiment bien les personnages. Il y a trois tomes sortis en France et j’attends impatiemment de voir si elle va se lancer sur autre chose !
Dehors les chiens
Un titre post-apo, écrit par nulle autre que Maïa Mazaurette. Le livre a été inspiré par la phrase biblique « Dehors les chiens, les drogueurs, les prostitueurs, les meurtriers, les idolâtres. Moi, Jésus, je suis l’étoile resplendissante du matin.». Tout un programme. L’ambiance a les doux relents de malepierre d’une campagne de Warhammer. Dans un monde plongé dans la nuit éternelle, un groupe d’adolescents endoctrinés cherchent la fameuse étoile du matin, pour faire revenir le soleil. J’ai aimé le traitement et l’évolution des personnages. C’est du post-apocalyptique-renaissance, entre les grands ors royaux et les vieux bâtiments en béton aux structures délabrées. Encore un conseil de la salle 101. Encore un livre qui ne m’a absolument pas déçue. Merci les Abdaloff.
Le vent dans les saules
Je n’avais jamais lu ce classique littérature jeunesse avant mes 26 ans. Très connu outre-manche, je n’en ai pas tant entendu parler que ça. Mais il y est si souvent fait référence dans la culture populaire que le titre a éveillé ma curiosité. Certains de mes illustrateurs préférés dont David Petersen, Omar Rayyan, Natee Himappaan et Arthur Rackham en ont d’ailleurs illustré des passages. C’est beau et si vous avez un peu de temps devant vous je recommande d’aller jeter un œil à leur travail. Sinon, il s’agit d’une petite histoire que j’ai trouvée très “anglaise”, avec du thé des sandwiches et des animaux gentlemen.
Barakamon
On termine avec une série de mangas que j’ai achevée au tout début de l’année. Après avoir agressé un directeur de galerie, un jeune maître de calligraphie décide de s’installer dans un petit village sur une île. D’un naturel taciturne, il est vite intégré à la vie de la petite communauté de l’île. Il a été adapté en anime, mais le format vidéo impose de traiter moins de points de l’histoire que le format papier. Au fil du récit je me suis attachée aux personnages. Moi qui rêve de visiter un jour les endroits reculés du Japon, ça a réveillé mon envie de m’évader. C’est tout à fait le genre de mangas que je lis ces temps-ci; plutôt du slice of life calme et un peu humoristique.
Voilà, j’espère que j’ai éveillé votre curiosité avec ces livres. Les avez-vous lus ? Lesquels ? Quels sont vos livres préférés, ceux qui vous ont construit.e.s marqué.e.s? J’aimerais beaucoup échanger avec vous en commentaire à ce sujet.
Récemment, ma pratique du jeu vidéo s’est légèrement modifiée, et j’aurais aimé t’en parler. Elle s’est orientée de gros RPGs avec beaucoup d’histoire (The Witcher, les jeux Bethesda et Rockstar par exemple) à des jeux plus calmes. Je me suis posé la question de ce que ce type de jeux avait à m’apporter par rapport aux précédents, pourquoi j’allais désormais plus volontiers vers un Stardew Valley par exemple. Je vais d’abord essayer de tracer les contours de ces jeux et citer quelques exemples. Ensuite, j’essaierai d’expliquer ce changement, qui correspond peut-être de ma part à un changement de réflexion autour du jeu.
Quels jeux en particulier & définition?
La première chose qui m’est venue à l’esprit pour définir ces jeux est qu’ils sont virtuellement « infinis ». Il n’y a pas vraiment de quête principale à terminer comme dans Skyrim par exemple. On peut décider de la fin: pour le cas de Stardew Valley, ce peut être au bout de la troisième année dans le jeu. Ou a partir du moment où on a agrandi sa ferme au maximum. Ou qu’on est à 10 cœurs de relation avec tout le monde. Or il y aura toujours la possibilité d’avancer dans le jeu, de changer complètement la disposition de sa ferme, d’inviter des amis, de continuer à gérer ses récoltes même après la « fin » supposée du jeu.
Ensuite, ces jeux répondent à mon amour des collections d’objets. Dans Animal Crossing (je vais surtout parler de Wild World car c’est celui que j’ai et auquel je joue), il y a la mécanique du Musée, mais aussi du catalogue qui pousse à attraper chaque insecte, fossile, poisson, chercher et collectionner chaque meuble (je suis d’ailleurs en recherche de la jardinière à Pikmins). Comme le jeu est en temps réel, les saisons passent au même rythme que celles de la vraie vie, et cela peut donc prendre du temps de compléter toutes les collections.
Enfin, ces jeux sont plutôt calmes. Il n’y a pas un enjeu énorme. Dans ACWW, il n’y a absolument aucune notion de perdre ou gagner (hormis dans certains évènements comme les concours, mais on peut ne pas y participer). L’un des meilleurs exemples est Electroplankton, sorti en 2005 sur la DS. Il proposait de créer une musique en agençant des microorganismes de façons différentes. Bon, je dois quand même vous avouer que c’est plus une expérience qu’un jeu en soi.
Tableau comparatif:
rejouabilité
collections
calme
Animal Crossing
♥♥♥
♥♥♥
♥♥♥
Electroplankton
♥♥♥
♥
♥♥♥
GrowCube
♥♥
♥♥♥
♥♥♥
Les Sims
♥♥♥
♥
♥
Stardew Valley
♥♥♥
♥♥♥
♥♥
Lorsque je me demande pourquoi ce changement, je réalise qu’il vient peut-être d’un changement de mode de vie et de pensée de ma part. Quand j’étais étudiante, non seulement j’avais beaucoup de temps pour moi, mais j’avais aussi besoin de me vider l’esprit et de me lancer à fond dans quelque chose. J’étais très impliquée dans les rpgs. C’était plus accessible pour moi que me plonger dans un dessin ou de jouer à un petit jeu tranquille. Ça n’est pas un jugement de valeur. Chacun de ces jeux est un trésor d’histoire, de choix moraux importants minutieusement mis au point. Je ne sous-entends pas non plus que j’ai grandi ou gagné en maturité et que c’est pour ça que j’ai changé de façon de jouer (d’ailleurs j’ai l’impression que stardew ou AC sont prévus pour des publics plus jeunes que The Witcher par exemple) Aujourd’hui, je suis moins stressée et je peux me libérer de l’espace mental pour des activités qui me demandent plus d’implication créative, et surtout, de laisser d’avantage mon esprit vagabonder. Chose que je ne faisais pas par le passé, de peur de tomber sur une angoisse de partiel sauvage ou un stress d’exposé au détour d’un neuronne. Par ailleurs, je préfère découper mon temps restant entre toutes mes passions que ne me focaliser sur une seule.
Maintenant, j’aimerais bien connaître votre expérience sur le sujet et ce que vous en pensez. Si vous avez des recommandations de publications à lire, de conférences à écouter sur le sujet, n’hésitez pas.
A bientôt et bon courage pour cette fin de confinement 🙂
Mercredi 5 février. Juste après le travail. Je me suis dit que j’allais enfin sortir de mon trou et aller dessiner un peu en extérieur. Ce que je fis, enfin, pas tout à fait.
Je décidai d’abord de me diriger vers le jardin des plantes de Grenoble. Peu d’espoir qu’il soit très fleuri en cette saison, mais ce serait déjà un début. Le soleil était au rendez-vous et chauffait agréablement les pommettes et le nez.
Je suis arrivée au parc aux alentours de 15h30, il me restait donc une demi-heure pour visiter la serre tropicale. Je me pressai donc un peu et poussai la porte. Une chaleur humide régnait dans l’air, avec une vague odeur de terrarium à reptiles.
Il y a quelques mois, j’avais pu y aller et observer les orchidées en fleur.
En février, je n’avais pas tellement d’espoir d’y trouver les belles floraisons du printemps, mais ça valait le coup d’essayer! J’ai quand même pu voir un régime de bananes encore vertes, et un magnifique hibiscus orange. Je me demande qui mange les bananes de la serre municipale.
Comme on peut le voir sur les photos, la luminosité était très crue ce jour là, et mon téléphone n’en faisait qu’à sa tête…J’aimerais bien trouver un petit logiciel qui permettrait juste de régler les courbes et les contrastes des photos, sans être trop lourd, je n’ai pas l’utilité de toutes les fonctionnalités d’un photoshop, ni même de GIMP. Si vous avez des suggestions…
Une fois la serre arpentée de long en large à chercher les plantes en fleurs, direction le muséum. Il est tout simple, ça faisait longtemps que je n’y étais pas venue. Je me suis dit que faire des croquis d’animaux en trois dimensions me ferait du bien. Equipée de mes aquarelles et d’un carnet fait maison, j’en profitai pour tirer le portrait de la faune des Alpes. Je n’ai visité qu’un étage du muséum, ces quelques croquis m’ont occupée presque jusqu’à sa fermeture!
Pour réaliser ces aquarelles, j’avais une petite palette portable Viviva colorsheets. Je l’aime bien, mais je trouve que les couleurs sont très vives et difficiles à travailler entre elles. Ensuite, j’ai encré les aquarelles sèches avec un stylo-plume Lamy en taille EF. C’est important d’attendre qu’elles aient bien séché car l’encre n’est pas imperméable.
Je prévois d’y retourner prochainement, pour essayer de voir l’exposition sur les félins. Je vous laisserai sûrement un compte-rendu d’expo par ici!
Comme ma présentation fut, j’en conviens, plutôt succincte, je souhaitais l’étoffer un peu. Et quoi de mieux pour cela qu’un tag populaire comme le « what’s in my bag »?
Ainsi, à la suite de Seraf, Ysabelle, Mirabelle, Lis’ et bien d’autres encore, je vous propose de vider mon sac, et regarder ce qu’il contient, ou ne contient pas, en version dessinée.
Voici la bête.
Tout simple, trouvé sur vinted, il doit sûrement être taillé dans une matière proche de la toile de tente utilisée dans le Sahara. Relativement mou et beige, le tissu n’en est pas moins robuste. Je lui souhaite de m’accompagner encore longtemps. Il a trois poches qui me permettent d’avoir facilement accès à tout, et une poche principale, où je ne retrouve rien.
Tout d’abord, je tiens à dire ce qu’il n’y a pas dans ce sac. Par exemple, vous verrez une absence totale de vieux tickets froissés. Je vous avoue que, profitant de cet article, j’ai nettoyé le dit sac, et jeté très exactement sept tickets de caisse. La plupart concernaient des achats de nourriture.
Ensuite, je n’ai pas de livre. Je lis sur mon téléphone. Ce dernier est une désastreuse babiole tactile achetée sur un coup de tête. Il a deux heures d’autonomie, nettement moins si on prend des photos avec le flash. Il nécessite de toute façon d’être rechargé tous les soirs. Pour la merveille technologique, on repassera.
Je n’ai pas non plus de palette d’aquarelle. La raison est toute simple: mon carnet actuel supporte mal d’être mouillé. Je me contente donc de réaliser une esquisse au porte mine, puis de la repasser avec mon stylo-plume. C’est un stylo très fin, avec une pointe carrée, pour la calligraphie.
Enfin, on ne trouvera rien pour écouter de la musique. Je pensais utiliser à cet effet mon téléphone, mais je ne le ferai finalement pas. Si vous voulez savoir pourquoi, remontez de deux paragraphes.
Mention honorable dans le camp des absents pour mon cardigan, mon écharpe, ma crème solaire et mon chapeau, qui sont présentes en fonction de la saison. En revanche, vous pourrez toujours trouver mes lunettes, vitales en cas de soleil, vent, froid ou sieste,et mon éventail, que je me suis résignée à oublier d’un été sur l’autre.
Dans la catégorie résidents permanents, on peut trouver deux morceaux de tissu pliés. L’un est mon mouchoir, l’autre un vieux paréo qui me sert à m’asseoir n’importe où. J’ai aussi un sac de courses, basique mais dans mes couleurs. J’y tiens bizarrement beaucoup pour un truc plastifié acheté à la hâte dans une supérette. Ça fait six ans qu’il m’accompagne, soit plus longtemps que mon « vrai » sac.
En vrac, on trouvera aussi quelques cosmétiques, baume teinté, crème pour les mains, petit miroir, élastiques et petites épingles. J’ai aussi avec moi un petit peigne ancien qui fait ma fierté, mais que je n’ai pas retrouvé. Je l’ai bien cherché, j’ai retrouvé l’éventail.
Vous constaterez que j’ai également toujours sur moi ma gourde, que j’ai peint avec amour. Elle me sauve la vie en ce moment. Dans la même idée, j’ai toujours une fourchette pliable et un couteau suisse (violet!!) qui me permettent d’éviter les couverts en plastique quand je mange dehors. J’ai aussi une petite boîte avec des graines de fenouil et de cumin, j’en grignote de temps en temps, il paraît que ça aide à digérer. Pour ça je ne sais pas, mais ça fait frais dans la bouche.
Vous n’aurez pas manqué de remarquer aussi, ce charmant petit carnet à élastique « TO DO », qui me sert de pense-bête. Il est très utile, je prends souvent des notes à l’intérieur. Maintenant, pour doubler son efficacité, je pense à investir dans un badge « RELIS TON CARNET ».
J’ai dans mon sac un paquet de cartes. Elles sont illustrées par Victoria Francès, une artiste qui a bercé mon adolescence et probablement celle de beaucoup d’autres jeunes un peu romantiques.
J’ai un câble micro usb aussi. Sans adaptateur pour prise. Je ne sais pas pourquoi il est là mais sur le moment ça m’a semblé être une bonne idée. J’ai aussi quelques médicaments, pas dessinés, en gros de quoi soulager des maux de tête ou de ventre.
Pour terminer, j’ai un petit porte-monnaie, et un portefeuille. Très simples et basiques. Ils m’empêchent d’y garder trop de tickets de caisse (ahem.) ou de cartes de fidélité inutilisées, et c’est très bien. J’ai trouvé le portefeuille -vide- par terre, alors que j’avais renoncé à en chercher un de similaire. Comme quoi, tout arrive.
En bref, mon sac c’est ma maison. Il me sert à tenir une journée à l’extérieur sans avoir besoin de rien d’autre. Si je voulais y changer quelque chose, j’aimerais avoir un meilleur carnet. Ce sera bientôt le cas, j’ai presque terminé celui-ci. J’opterai pour quelque chose qui tient mieux l’humidité.
Et aussi, j’aimerais vraiment retrouver le peigne.