Petit guide de survie à l’usage des Végéta*iens pendant les fêtes

J’adore la période des fêtes. J’aime retrouver ma famille, passer du temps avec eux, et surtout surtout, partager de bons repas.

J’ai la chance d’être plutôt bien comprise par ma famille dans mon engagement végétarien. J’ai droit à des repas aménagés, on pense à moi la plupart du temps et j’en suis très touchée. Mon engagement est assez « souple » car je pars du principe que nous sommes des animaux sociaux. Je ne vais pas détailler/reprocher le contenu de leur assiettes aux autres convives, je n’y ai déjà pas d’intérêt, mais en plus ça risquerait de braquer tout le monde. Cependant, il peut m’arriver de recevoir des critiques, des piques de certaines personnes, et je pense que dans le cas de commentaires malveillants ou blessants, il ne faut pas se laisser faire. Vous ne pouvez pas exiger des autres qu’ils se plient à votre alimentation, mais vous méritez au minimum de vivre en bonne intelligence avec eux.

Vient alors mon premier conseil: Ne parlez pas de végétarisme à table. A moins que cela ne vous gêne pas d’aller au conflit. Je pose cette base très simple dès qu’on me parle de mon mode d’alimentation pendant les repas. Il suffit de dire poliment que vous ne souhaitez pas en parler en mangeant. Dans le cas contraire, ça risque:

  • De braquer les personnes autour de vous qui se sentiront jugées
  • De faire culpabiliser les gens pendant un moment de retrouvailles
  • De vous faire passer pour un immense rabat-joie (à vous de voir comment vous le sentez)

Mon second conseil serait d’aider à faire les courses et préparer le repas. Vous pourrez ainsi emménager quelques plats et apéritifs végés. Conseil annexe: pensez à prévoir plus de quantité que pour vous seul.e, tout le monde peut manger végé, les gens voudront probablement goûter. Et, plutôt que d’argumenter par dessus la charcuterie, le meilleur moyen de convaincre c’est de passer par les papilles. Si on vous fait remarquer que ça n’a pas le goût de viande, n’hésitez pas à rappeler que ce n’est pas le but. Les substituts remplacent un « format » plutôt qu’un goût.

Troisième conseil, emmenez avec vous quelques petites choses à ajouter à vos plats ou manger en parallèle. Quand je suis invitée et que je précise que je suis végétarienne, j’explique en général que si la personne qui invite fait une viande avec des légumes à côté ou des pâtes, je pourrai manger les légumes. Ça ne m’embête pas de trier (dans la mesure où le plat en question n’est pas des lasagnes ou un hachis parmentier…). J’emporte quand même avec moi un petit pot de houmous, de joie gras, « d’œufs de lump » végés (trouvés à Ikéa, c’est incroyable!!). En gros, tout ce qui peut être ouvert et posé directement sur la table. Je trouve que pour une question de politesse c’est mieux de prendre quelque chose que vous pouvez partager avec tout le monde que votre petit pot de sauce individuel.

Quand je pars passer une semaine chez mes parents, j’emporte en général avec moi de quoi ajouter du goût ou des protéines à mon assiette. Si vous voulez quelques idées, voici ma liste de courses:

Liste de courses :

  • Joie gras/tartinade de votre choix
  • Sauce soja (mais ils en ont en général)
  • Petit pot d’épices mélangées: curry, tandoori…Ce que vous voulez.
  • Pois chiches ou haricots (secs ou en boîte, ce qui est le plus simple pour vous)
  • Lait de soja

En général, j’emmène surtout des produits spécifiques comme le faux foie gras qui est difficilement trouvable dans les supermarchés autour du village. J’ai vu sur la chaîne de mûres et noisettes qu’elle emportait une sorte de saucisson avec elle, qui peut se conserver sans frigo. Pour le reste, je les achète en général sur place, les pois et le lait de soja se trouvent beaucoup plus facilement qu’avant. Je trouve que les pois chiches en boîte sont une super alternative pour les protéines, puisqu’il suffit de les réchauffer au microondes et les ajouter dans votre assiette. Ça ne fait pas de vaisselle en plus. De même pour les tartinades ou le … « faucisson »?

Quatrième conseil: préparez un ou plusieurs repas dans la semaine. Vous pouvez proposer deux jours où vous vous chargez entièrement du repas. J’ai fait ça il y a deux ans avec un repas tiré de cette vidéo de Eva Lespetitsplats qui était savoureux. Les ingrédients n’étaient pas compliqués à trouver dans les supermarchés des villes alentour. J’ai fait les aumônières et le hachis de patate douce. Si vous en avez la possibilité, prenez plutôt le tofu Céréal bio, je le trouve bien meilleur que le Bjorg qui n’a de Tofu que le nom (et n’essayez même pas le Dofu, je le regrette encore).

Cet article s’achève, à bientôt et passez de belles fêtes auprès des personnes que vous aimez ❤

Quand le vert vous manque

Voilà quinze jours maintenant que l’on ne peut plus sortir. Le virus à couronne fait des ravages et on se confine chez soi, tant bien que mal. Après le premier confinement, j’ai ressenti le besoin de sortir, de « m’enforester », de sortir de la ville et de gagner la montagne. Si comme moi, le dehors vous manque, que vous n’avez qu’une envie: chausser vos godillots, prendre votre sac et vous perdre pour ne plus jamais revenir, je vous propose quelques alternatives, un peu moins radicales.

1- Profiter de son kilomètre

Balade du sentier de la pissarde…il y a de cela une éternité!

La troisième case de l’attestation vous le dira, une heure, un kilomètre par jour. Hors, en une heure, l’être humain marche en moyenne sur 4km. Vous avez donc la possibilité de faire une marche de 4kms autour de chez vous. Mappy propose un outil pour visualiser la zone à ne pas dépasser autour de chez vous. Avec un peu de chance, il y aura un parc où deux à l’intérieur.

Je vous conseille aussi de sortir avec votre téléphone ou votre appareil photo en main. Cela m’a permis de faire quelques clichés originaux d’une zone que je pensais pourtant bien connaître, et ainsi vous fournir un article. Vous pouvez aussi faire comme l’autrice de mycologie66 et vous lever tôt pour tenter d’apercevoir des voisins insoupçonnés, des champignons, et petits animaux qui peuplent les villes.

Je ne peux que vous inviter à télécharger des applications d’identifications de plantes quand vous marchez autour de chez vous. Prêtez attention à la végétation et ses changements, nous sommes en automne, ces derniers sont nombreux! J’aime identifier les espèces qui m’entourent lorsque je me balade, et cela s’applique aussi aux parcs en ville.

Un papillon un peu collant

2- Lire, s’instruire

La lecture constitue un bon moyen de s’évader. J’ai fait une sélection de livres de confinement, que je lis actuellement. J’ai privilégié les récits de voyages.

  • Wild, de Cheryl Strayed
  • De sève et de sang, de Julia Hill
  • Sur la piste animale, Stéphane Morizot
  • Croire aux fauves, Natassja Martin
  • J’ai réveillé le tigre!, de Sarah Marquis

J’écoute aussi des podcasts et regarde des émissions en rapport avec la nature. Sélection:

Vue des Pyrénées depuis la Cerdagne

Je joue aussi pas mal à des jeux vidéos qui « font voyager ». Ma dernière découverte en la matière est « The red lantern », un jeu à la première personne sur une jeune femme qui rejoint sa nouvelle vie…en traîneau! Il faut gérer une adorable meute de chiens ainsi que la santé de l’héroïne. Le chemin est semé d’embûches mais aussi de belles choses. Si vous voulez y jeter un œil, il m’arrive d’y jouer sur ma chaîne Twitch: https://www.twitch.tv/zazadanslemetro le jeu est très beau et les chiens adorables.

3- Jardiner

Alors oui, je vous l’accorde, je n’ai pas de jardin, simplement un balcon. Mais il avait bien besoin d’être un peu réorganisé. J’ai pris un weekend pour trier les plantes mortes, m’occuper du compost, rentrer les plantes qui n’allaient pas tenir dehors. J’ai rempoté ce qui avait besoin de l’être, arrosé, planté. Si vous n’avez pas de matériel, vous pouvez vous procurer des gobelets en carton, de la terre (lors de votre km quotidien, un sac plastique, une cuillère à soupe et un coin isolé d’un parc, et c’est partie pour la jouer comme Joe Dalton). Pour les graines, toujours lors de ma balade quotidienne, j’ai aperçu de jolies ipomées sur une treille, et j’ai récupéré le contenu de leurs fruits, secs. Vous pouvez aussi essayer de bouturer tout ce qui passe et voir ce qui sort. J’ai eu du succès en bouturant une tige de menthe achetée au rayon frais des fruits et légumes. En quelques jours, les premières racines sont apparues. Ça a aussi marché avec du basilic. La patate douce laissée les fesses dans l’eau et les graines de citron oubliées dans un pot fonctionnent bien aussi. J’ai également réussi à faire germer un noyau de datte.

Pour profiter un peu plus de mon balcon, je pense que je vais suspendre une boule de graines, et voir ce qui arrive. J’ai déjà vu une mésange farfouiller dans mes pots à la recherche de son prochain repas, j’espère lui faciliter un peu la vie la prochaine fois!

4- S’alimenter

Cela peut sembler étrange mais je profite du confinement pour manger plus de fruits et légumes. J’achète des choses que je ne prendrais pas forcément en temps normal, et j’essaie de les accommoder. Note: le chou rave c’est très bon en pickles. J’ai aussi craqué et acheté des figues de barbaries. Gamine, dans le sud de la France, j’allais parfois en cueillir. On peut les manger juste pelées, en faire du jus, de la compote, de la glace…oh, et on peut bien sûr planter leurs graines, ça fait de chouettes cactus, les nopales, dont tout est comestible, fruits et raquettes.

5- Planifier

Comme je ne peux pas sortir, je profite de mon temps pour planifier un projet de bivouac au retour des beaux jours. Les contraintes que je me fixe sont de ne pas emmener trop de choses et de trouver quelque chose qui puisse être accessible sans voiture.

Comme à chaque fois que j’ai besoin d’informations, je vais faire un tour du côté de youtube.

  • Mélanie Peltier, une vidéo super motivante
  • Libre et sauvage, pour le calme et la beauté de ses vidéos. Mais aussi pour ses réfléxion sur la nature et la solitude.
  • Eloïse Barthe, qui me donne envie de me pousser à fond, même sans être une grande randonneuse. En plus, elle donne de bonnes idées de longues randos.
  • Blogtrotteuz, pour savoir comment bien se préparer et quel matériel emporter. Une mine d’or.
  • Radiocamino, il y a des choses sur lesquels mon point de vue diffère du sien, mais ça fait du bien de voir quelqu’un qui randonne en toute simplicité et montre bien qu’on n’a pas besoin du matériel dernier cri pour cela.

J’arrive à la fin de mon article, n’hésitez pas à me dire quelles sont vos astuces lorsque l’extérieur vous manque.

Prenez soin de vous, plein de courage, plein de pensées.

A bientôt!

Qu’y a-t-il dans mon sac?

Bien le bonjour vous autres!

Comme ma présentation fut, j’en conviens, plutôt succincte, je souhaitais l’étoffer un peu. Et quoi de mieux pour cela qu’un tag populaire comme le « what’s in my bag »?

Ainsi, à la suite de Seraf, Ysabelle, Mirabelle, Lis’ et bien d’autres encore, je vous propose de vider mon sac, et regarder ce qu’il contient, ou ne contient pas, en version dessinée.

Voici la bête.

Tout simple, trouvé sur vinted, il doit sûrement être taillé dans une matière proche de la toile de tente utilisée dans le Sahara. Relativement mou et beige, le tissu n’en est pas moins robuste. Je lui souhaite de m’accompagner encore longtemps. Il a trois poches qui me permettent d’avoir facilement accès à tout, et une poche principale, où je ne retrouve rien.

Tout d’abord, je tiens à dire ce qu’il n’y a pas dans ce sac. Par exemple, vous verrez une absence totale de vieux tickets froissés. Je vous avoue que, profitant de cet article, j’ai nettoyé le dit sac, et jeté très exactement sept tickets de caisse. La plupart concernaient des achats de nourriture.

Ensuite, je n’ai pas de livre. Je lis sur mon téléphone. Ce dernier est une désastreuse babiole tactile achetée sur un coup de tête. Il a deux heures d’autonomie, nettement moins si on prend des photos avec le flash. Il nécessite de toute façon d’être rechargé tous les soirs. Pour la merveille technologique, on repassera.

Je n’ai pas non plus de palette d’aquarelle. La raison est toute simple: mon carnet actuel supporte mal d’être mouillé. Je me contente donc de réaliser une esquisse au porte mine, puis de la repasser avec mon stylo-plume. C’est un stylo très fin, avec une pointe carrée, pour la calligraphie.

Enfin, on ne trouvera rien pour écouter de la musique. Je pensais utiliser à cet effet mon téléphone, mais je ne le ferai finalement pas. Si vous voulez savoir pourquoi, remontez de deux paragraphes.

Mention honorable dans le camp des absents pour mon cardigan, mon écharpe, ma crème solaire et mon chapeau, qui sont présentes en fonction de la saison. En revanche, vous pourrez toujours trouver mes lunettes, vitales en cas de soleil, vent, froid ou sieste,et mon éventail, que je me suis résignée à oublier d’un été sur l’autre.

Dans la catégorie résidents permanents, on peut trouver deux morceaux de tissu pliés. L’un est mon mouchoir, l’autre un vieux paréo qui me sert à m’asseoir n’importe où. J’ai aussi un sac de courses, basique mais dans mes couleurs. J’y tiens bizarrement beaucoup pour un truc plastifié acheté à la hâte dans une supérette. Ça fait six ans qu’il m’accompagne, soit plus longtemps que mon « vrai » sac.

En vrac, on trouvera aussi quelques cosmétiques, baume teinté, crème pour les mains, petit miroir, élastiques et petites épingles. J’ai aussi avec moi un petit peigne ancien qui fait ma fierté, mais que je n’ai pas retrouvé. Je l’ai bien cherché, j’ai retrouvé l’éventail.

Vous constaterez que j’ai également toujours sur moi ma gourde, que j’ai peint avec amour. Elle me sauve la vie en ce moment. Dans la même idée, j’ai toujours une fourchette pliable et un couteau suisse (violet!!) qui me permettent d’éviter les couverts en plastique quand je mange dehors. J’ai aussi une petite boîte avec des graines de fenouil et de cumin, j’en grignote de temps en temps, il paraît que ça aide à digérer. Pour ça je ne sais pas, mais ça fait frais dans la bouche.

Vous n’aurez pas manqué de remarquer aussi, ce charmant petit carnet à élastique « TO DO », qui me sert de pense-bête. Il est très utile, je prends souvent des notes à l’intérieur. Maintenant, pour doubler son efficacité, je pense à investir dans un badge « RELIS TON CARNET ».

J’ai dans mon sac un paquet de cartes. Elles sont illustrées par Victoria Francès, une artiste qui a bercé mon adolescence et probablement celle de beaucoup d’autres jeunes un peu romantiques.

J’ai un câble micro usb aussi. Sans adaptateur pour prise. Je ne sais pas pourquoi il est là mais sur le moment ça m’a semblé être une bonne idée. J’ai aussi quelques médicaments, pas dessinés, en gros de quoi soulager des maux de tête ou de ventre.

Pour terminer, j’ai un petit porte-monnaie, et un portefeuille. Très simples et basiques. Ils m’empêchent d’y garder trop de tickets de caisse (ahem.) ou de cartes de fidélité inutilisées, et c’est très bien. J’ai trouvé le portefeuille -vide- par terre, alors que j’avais renoncé à en chercher un de similaire. Comme quoi, tout arrive.

En bref, mon sac c’est ma maison. Il me sert à tenir une journée à l’extérieur sans avoir besoin de rien d’autre. Si je voulais y changer quelque chose, j’aimerais avoir un meilleur carnet. Ce sera bientôt le cas, j’ai presque terminé celui-ci. J’opterai pour quelque chose qui tient mieux l’humidité.

Et aussi, j’aimerais vraiment retrouver le peigne.

Merci de m’avoir lue, à une prochaine fois 😉

Elisa