Nous sommes en octobre, le temps est pluvieux, commence à se refroidir. Il était donc plus que temps que je laisse par ici quelques photos de notre séjour/randonnée en Bretagne, avec 60km de GR 34 au milieu. Il faut noter que je me suis foulé le genou pendant notre périple, et donc les vacances sportives ont été écourtées…
Disons que maintenant, j’ai une attelle au cas où et un sens de la prudence un peu plus développé.
Le premier jour, Saint Brieuc, jusqu’à Hillion. J’ai pris en photo la Rade de Saint Brieuc, pas vraiment apprécié ce début de marche qui n’était qu’une longue, très longue sortie de ville. Nous avons longé le pré salé, j’ai guetté les oiseaux, il paraît qu’on peut en voir une variété hallucinante.
J’ai aussi trouvé un village avec un nom rigolo.
Le second jour et pour le reste du trajet, nous avons longé la mer, montant et descendant des côtes escarpées. C’était pour moi une grosse rando de 25km. Pas mal! C’est aussi là que je suis tombée sur un chemin tout à fait plat, et avec le poids du sac, mon ménisque s’est délogé. Ouille. Finalement, nous sommes arrivés à Pléneuf, pour dormir au camping.
On a appris plein de chose sur la culture des moules aussi. Les petits camions se transforment en bateaux à marée haute.
Le troisième jour nous avons fait une pause, avec une bonne nuit d’hôtel, pas loin d’Erquy (le village d’Astérix, si si!). Le lendemain, nous avons repris la route à travers une belle forêt bretonnante, verte avec des fougères. J’ai bien cherché une patrouille romaine, mais je n’en ai pas trouvé. Je crois que c’était mon jour préféré, malgré mon genou en compote.
La dernière partie de la balade se faisait au milieu des bruyères, jusqu’au phare du cap Fréhel. En bonne touriste avec des B.O de films dans la tête, je n’ai pas arrêté de fredonner le générique d’une série bien connue avec des highlanders (mais non pas celle-là, l’autre!).
On a aussi eu une petite bruine/brume fiiiiine comme tout, et en rando c’était franchement appréciable.
Nous avons fini par arriver à Saint-Cast en bus, puis repartir vers Nantes pour terminer nos vacances.
En coup de vent, quelques photos des dernières vacances en Chartreuse.
Tout d’abord, quelques orchidées de Chartreuse, et un joli lys martagon, qu’on peut croiser dans les Alpes. Les orchidées sont principalement orchis mâle et orchis purpurea. Je n’avais encore jamais vu d’orchis mâle blanche! Je me suis sentie un peu privilégiée.
Ci-dessous, vous trouverez toute une cartographie de souche créée par des scolytes. Ces petits coléoptères sont de véritables artistes, qui habitent les bois malades ou morts. Ils sont particulièrement appréciés du pic noir qui en fait son repas. Vu d’ici, on dirait qu’une ancienne civilisation extra-terrestre nous a laissé un message! En réalité, ce que veulent nous dire ces insectes, c’est probablement qu’un arbre mort ne l’est jamais tout à fait.
Des pistes d’atterrissage? Non!Des runes anciennes? Non plus.Un travail de scolyte!Saint Hugues et le musée Arcabas
La-haut, Saint Hugues de Chartreuse, avec l’église qui renferme le très beau musée Arcabas. Je ne peux que vous conseiller d’y aller. Il s’agit d’art religieux contemporain…Aux antipodes de la béatitude pailletée habituelle. C’est fort, c’est prenant, c’est un peu cubiste, et c’est l’œuvre d’une vie du peintre Arcabas. En plus, c’est gratuit, et la rando pour y aller est belle et facile.
En vrac, un pot-pourri de ce que j’ai fait pendant les vacances. Je n’avais pas pris d’appareil photo, seulement mes crayons. Vous aurez donc des vues crayonnées du Canigou.
Les rhododendrons étaient en fleurs, les vaches de sortie, et les bâches colorées étaient étendues sur la terrasse des Cortalets. Il paraît que cette année, le Canigou a pris 4cm. C’était eux les plus durs.
Nous sommes aussi allés au musée de Céret, où j’ai croqué un drôle de vase fait par Picasso et l’atelier Vallauris.
Enfin, de retour chez moi, j’ai retrouvé mes chères aquarelles, et travaillé sur quelques dessins « automatiques ».
Ça fait longtemps. Enfin, il n’y a de toute façon jamais eu grand monde par ici, non?
Je dépoussière ce blog, car je n’ai plus aucun réseau social (en dehors de Discord) actuellement, et donc, ma communication sur la toile est plus limitée. J’aimerais désormais qu’elle soit plus réfléchie.
En cela, je crois que le format blog peut m’être bénéfique. Même si il n’est pas des masses lu. Je me dis que je mets un petit bout de moi dans une bouteille (beurk) que je lance à la mer, dans cette immense mer de milliards de sites, peut-être que vous trouverez le mien. Et peut-être que ça vous intéressera. Bienvenue à bord.
En ce moment, j’ai cultivé différentes passions, que j’aimerais partager ici. Des petits bouts de choses que je voulais faire, mais je ne trouvais pas le temps.
D’abord, je me suis remise à lire. Souvent. Et ça a relancé mon désir et mon besoin d’écrire. Je tiens donc un journal, ainsi que deux cahiers d’écriture.
Ensuite, bien sûr, j’ai continué à dessiner. Ma volonté est toujours de trouver un style de dessin qui me convienne, et qui marie mon amour des détails, et de l’abstraction de l’aquarelle.
Et puis j’essaie de randonner dès que le temps me le permet. J’habite désormais plus proche de la nature, et je n’ai que quelques pas à faire pour me retrouver en forêt.
J’ai aussi cultivé mon rapport au corps.
J’ai toujours eu de l’intérêt pour les capacités du corps, et le regard que l’on porte sur les corps. Pas nécessairement les capacités « actives », comme se surpasser dans un sport ou que sais-je, mais plutôt des capacités « passives ». La pousse des cheveux. Le renouvellement de la peau. Le vieillissement. J’ai toujours aimé m’amuser avec, remettre en question certaines choses. Alors j’ai transformé mon corps. J’ai rasé mes cheveux, je les ai laissé pousser (j’y reviendrai). Je l’ai fait tatouer. Je l’ai tatoué. De même pour les piercings. J’ai essayé la simplicité totale. Ne pas du tout mettre de maquillage. Me passer de shampooing. Passer aux soins naturels. Faire mes tambouilles. De même, j’ai entamé à l’aube de mes 30 ans une réflexion sur le vieillissement supposé du corps. Je me prépare à ce qu’il change encore, que j’aie des cheveux blancs, ou gris, des rides nouvelles.
Cela m’a emmenée à croiser deux parcours, qui sont tout deux des parcours qui prendront du temps. Le premier est d’essayer de trouver la longueur « terminale » de mes cheveux. En gros, cette longueur où leur rythme de croissance équivaudra à leur rythme de chute. Pour le moment je les ai un peu au dessous des clavicules, j’ai hâte qu’ils poussent jusqu’à ce que je puisse faire une grande tresse, ou un chignon bombé avec un pic.
Le second est que je me suis remise à stretcher mes oreilles. Pour les néophytes, il s’agit de la pratique d’agrandir les trous de ses lobes d’oreilles. J’ai décidé de m’y remettre patiemment, en profitant de chaque étape et en comptant sur le renouvellement cellulaire des tissus. Là encore j’ai un but, mais il est flottant et je veux voir où j’arrive et comment j’y arrive. Dans les sociétés qui pratiquent traditionnellement ce type de modification corporelle, les lobes stretchés sont synonymes de sagesse, de patience, et chaque créneau marque une étape de la vie. Je souhaite arriver à ce degré de patience, et pouvoir orner des oreilles en pleine santé avec de beaux bijoux en pierre.
J’espère donc avoir l’occasion de vous parler de tout ça par ici dans les semaines qui viennent.
Voilà quinze jours maintenant que l’on ne peut plus sortir. Le virus à couronne fait des ravages et on se confine chez soi, tant bien que mal. Après le premier confinement, j’ai ressenti le besoin de sortir, de « m’enforester », de sortir de la ville et de gagner la montagne. Si comme moi, le dehors vous manque, que vous n’avez qu’une envie: chausser vos godillots, prendre votre sac et vous perdre pour ne plus jamais revenir, je vous propose quelques alternatives, un peu moins radicales.
1- Profiter de son kilomètre
Balade du sentier de la pissarde…il y a de cela une éternité!
La troisième case de l’attestation vous le dira, une heure, un kilomètre par jour. Hors, en une heure, l’être humain marche en moyenne sur 4km. Vous avez donc la possibilité de faire une marche de 4kms autour de chez vous. Mappy propose un outil pour visualiser la zone à ne pas dépasser autour de chez vous. Avec un peu de chance, il y aura un parc où deux à l’intérieur.
Je vous conseille aussi de sortir avec votre téléphone ou votre appareil photo en main. Cela m’a permis de faire quelques clichés originaux d’une zone que je pensais pourtant bien connaître, et ainsi vous fournir un article. Vous pouvez aussi faire comme l’autrice de mycologie66 et vous lever tôt pour tenter d’apercevoir des voisins insoupçonnés, des champignons, et petits animaux qui peuplent les villes.
Je ne peux que vous inviter à télécharger des applications d’identifications de plantes quand vous marchez autour de chez vous. Prêtez attention à la végétation et ses changements, nous sommes en automne, ces derniers sont nombreux! J’aime identifier les espèces qui m’entourent lorsque je me balade, et cela s’applique aussi aux parcs en ville.
Un papillon un peu collant
2- Lire, s’instruire
La lecture constitue un bon moyen de s’évader. J’ai fait une sélection de livres de confinement, que je lis actuellement. J’ai privilégié les récits de voyages.
Wild, de Cheryl Strayed
De sève et de sang, de Julia Hill
Sur la piste animale, Stéphane Morizot
Croire aux fauves, Natassja Martin
J’ai réveillé le tigre!, de Sarah Marquis
J’écoute aussi des podcasts et regarde des émissions en rapport avec la nature. Sélection:
Je joue aussi pas mal à des jeux vidéos qui « font voyager ». Ma dernière découverte en la matière est « The red lantern », un jeu à la première personne sur une jeune femme qui rejoint sa nouvelle vie…en traîneau! Il faut gérer une adorable meute de chiens ainsi que la santé de l’héroïne. Le chemin est semé d’embûches mais aussi de belles choses. Si vous voulez y jeter un œil, il m’arrive d’y jouer sur ma chaîne Twitch: https://www.twitch.tv/zazadanslemetro le jeu est très beau et les chiens adorables.
3- Jardiner
Alors oui, je vous l’accorde, je n’ai pas de jardin, simplement un balcon. Mais il avait bien besoin d’être un peu réorganisé. J’ai pris un weekend pour trier les plantes mortes, m’occuper du compost, rentrer les plantes qui n’allaient pas tenir dehors. J’ai rempoté ce qui avait besoin de l’être, arrosé, planté. Si vous n’avez pas de matériel, vous pouvez vous procurer des gobelets en carton, de la terre (lors de votre km quotidien, un sac plastique, une cuillère à soupe et un coin isolé d’un parc, et c’est partie pour la jouer comme Joe Dalton). Pour les graines, toujours lors de ma balade quotidienne, j’ai aperçu de jolies ipomées sur une treille, et j’ai récupéré le contenu de leurs fruits, secs. Vous pouvez aussi essayer de bouturer tout ce qui passe et voir ce qui sort. J’ai eu du succès en bouturant une tige de menthe achetée au rayon frais des fruits et légumes. En quelques jours, les premières racines sont apparues. Ça a aussi marché avec du basilic. La patate douce laissée les fesses dans l’eau et les graines de citron oubliées dans un pot fonctionnent bien aussi. J’ai également réussi à faire germer un noyau de datte.
Pour profiter un peu plus de mon balcon, je pense que je vais suspendre une boule de graines, et voir ce qui arrive. J’ai déjà vu une mésange farfouiller dans mes pots à la recherche de son prochain repas, j’espère lui faciliter un peu la vie la prochaine fois!
4- S’alimenter
Cela peut sembler étrange mais je profite du confinement pour manger plus de fruits et légumes. J’achète des choses que je ne prendrais pas forcément en temps normal, et j’essaie de les accommoder. Note: le chou rave c’est très bon en pickles. J’ai aussi craqué et acheté des figues de barbaries. Gamine, dans le sud de la France, j’allais parfois en cueillir. On peut les manger juste pelées, en faire du jus, de la compote, de la glace…oh, et on peut bien sûr planter leurs graines, ça fait de chouettes cactus, les nopales, dont tout est comestible, fruits et raquettes.
5- Planifier
Comme je ne peux pas sortir, je profite de mon temps pour planifier un projet de bivouac au retour des beaux jours. Les contraintes que je me fixe sont de ne pas emmener trop de choses et de trouver quelque chose qui puisse être accessible sans voiture.
Comme à chaque fois que j’ai besoin d’informations, je vais faire un tour du côté de youtube.
Libre et sauvage, pour le calme et la beauté de ses vidéos. Mais aussi pour ses réfléxion sur la nature et la solitude.
Eloïse Barthe, qui me donne envie de me pousser à fond, même sans être une grande randonneuse. En plus, elle donne de bonnes idées de longues randos.
Blogtrotteuz, pour savoir comment bien se préparer et quel matériel emporter. Une mine d’or.
Radiocamino, il y a des choses sur lesquels mon point de vue diffère du sien, mais ça fait du bien de voir quelqu’un qui randonne en toute simplicité et montre bien qu’on n’a pas besoin du matériel dernier cri pour cela.
J’arrive à la fin de mon article, n’hésitez pas à me dire quelles sont vos astuces lorsque l’extérieur vous manque.
Prenez soin de vous, plein de courage, plein de pensées.