
Voilà. Cf. titre. J’ai survécu à mon premier noël en librairie. Et j’ai pris le temps de griffoner ça.
A bientôt pour de nouvelles aventures trépidantes.

Voilà. Cf. titre. J’ai survécu à mon premier noël en librairie. Et j’ai pris le temps de griffoner ça.
A bientôt pour de nouvelles aventures trépidantes.

Salut tout le monde,
Ça fait longtemps. Enfin, il n’y a de toute façon jamais eu grand monde par ici, non?
Je dépoussière ce blog, car je n’ai plus aucun réseau social (en dehors de Discord) actuellement, et donc, ma communication sur la toile est plus limitée. J’aimerais désormais qu’elle soit plus réfléchie.
En cela, je crois que le format blog peut m’être bénéfique. Même si il n’est pas des masses lu. Je me dis que je mets un petit bout de moi dans une bouteille (beurk) que je lance à la mer, dans cette immense mer de milliards de sites, peut-être que vous trouverez le mien. Et peut-être que ça vous intéressera. Bienvenue à bord.
En ce moment, j’ai cultivé différentes passions, que j’aimerais partager ici. Des petits bouts de choses que je voulais faire, mais je ne trouvais pas le temps.
D’abord, je me suis remise à lire. Souvent. Et ça a relancé mon désir et mon besoin d’écrire. Je tiens donc un journal, ainsi que deux cahiers d’écriture.
Ensuite, bien sûr, j’ai continué à dessiner. Ma volonté est toujours de trouver un style de dessin qui me convienne, et qui marie mon amour des détails, et de l’abstraction de l’aquarelle.





Et puis j’essaie de randonner dès que le temps me le permet. J’habite désormais plus proche de la nature, et je n’ai que quelques pas à faire pour me retrouver en forêt.

J’ai aussi cultivé mon rapport au corps.
J’ai toujours eu de l’intérêt pour les capacités du corps, et le regard que l’on porte sur les corps. Pas nécessairement les capacités « actives », comme se surpasser dans un sport ou que sais-je, mais plutôt des capacités « passives ». La pousse des cheveux. Le renouvellement de la peau. Le vieillissement. J’ai toujours aimé m’amuser avec, remettre en question certaines choses. Alors j’ai transformé mon corps. J’ai rasé mes cheveux, je les ai laissé pousser (j’y reviendrai). Je l’ai fait tatouer. Je l’ai tatoué. De même pour les piercings. J’ai essayé la simplicité totale. Ne pas du tout mettre de maquillage. Me passer de shampooing. Passer aux soins naturels. Faire mes tambouilles. De même, j’ai entamé à l’aube de mes 30 ans une réflexion sur le vieillissement supposé du corps. Je me prépare à ce qu’il change encore, que j’aie des cheveux blancs, ou gris, des rides nouvelles.
Cela m’a emmenée à croiser deux parcours, qui sont tout deux des parcours qui prendront du temps. Le premier est d’essayer de trouver la longueur « terminale » de mes cheveux. En gros, cette longueur où leur rythme de croissance équivaudra à leur rythme de chute. Pour le moment je les ai un peu au dessous des clavicules, j’ai hâte qu’ils poussent jusqu’à ce que je puisse faire une grande tresse, ou un chignon bombé avec un pic.
Le second est que je me suis remise à stretcher mes oreilles. Pour les néophytes, il s’agit de la pratique d’agrandir les trous de ses lobes d’oreilles. J’ai décidé de m’y remettre patiemment, en profitant de chaque étape et en comptant sur le renouvellement cellulaire des tissus. Là encore j’ai un but, mais il est flottant et je veux voir où j’arrive et comment j’y arrive. Dans les sociétés qui pratiquent traditionnellement ce type de modification corporelle, les lobes stretchés sont synonymes de sagesse, de patience, et chaque créneau marque une étape de la vie. Je souhaite arriver à ce degré de patience, et pouvoir orner des oreilles en pleine santé avec de beaux bijoux en pierre.
J’espère donc avoir l’occasion de vous parler de tout ça par ici dans les semaines qui viennent.
Affaire à suivre.
Elisa.
Bonjour! Dites donc, ça fait longtemps, non?
Aujourd’hui, je voulais vous parler de comment j’ai laissé tomber le mermay, et pourquoi, finalement, ça a été une bonne chose.


Cette année, j’ai décidé de me lancer dans le mermay challenge, un challenge où l’on doit dessiner une sirène par jour pendant tout le mois de mai. J’ai déjà essayé le Smaugust l’an dernier, sans aller jusqu’au bout. J’en ai tiré des enseignements, et je me suis lancée dans ce nouveau challenge avec quelques règles de départ:
J’ai commencé ce challenge en vacances, ce qui est un excellent point de départ. J’avais l’esprit libre et pouvais m’inspirer du quotidien, de discussions, d’états d’esprit.
J’ai d’abord commencé avec ces deux illustrations colorisées, mais finalement, j’ai rapidement abandonné l’idée. J’ai trouvé que le bic se suffisait à lui-même.



J’ai été très inspirée par les poissons « originaux ». Pour ne pas m’ennuyer, j’ai décidé de réfléchir à comment créer des sirènes sans utiliser l’image classique de la « femme-poisson ».
Les premiers jours, ça a été difficile de m’y mettre. Mais par la suite, j’étais très inspirée et motivée. En vacances, l’esprit libre et sans internet, j’ai ménagé plein de temps pour dessiner, et c’était un vrai plaisir. C’est vraiment quelque chose qui m’a portée ce mois-ci, et m’a aidé à être de meilleure humeur. J’ai aussi de plus en plus pris confiance dans ce que je faisais. Je n’ai que très peu utilisé de références, j’ai beaucoup fait marcher ma mémoire, et mon imagination pour pallier à son inexactitude. J’en ai retiré un sentiment de liberté et de confiance très plaisant.



J’ai exploré plusieurs styles, plusieurs ambiances, avec parfois un peu d’humour. Globalement, je suis très contente de mes dessins.
A mon retour de vacances, j’ai retrouvé mes aquarelles, et je sentais que ma créativité était en ébullition. Ce défi du mois de mai m’avait donné l’impulsion dont j’avais besoin pour me remettre à dessiner.



Une fois rentrée et mes repères habituels retrouvés, j’ai décidé de me remettre à dessiner. Et là: je n’avais plus envie de dessiner des sirènes. J’avais pourtant une belle liste créée par mes soins avec diverses idées. Mais l’envie n’était plus là. Ou plutôt, il y avait d’autres choses plus intéressantes à dessiner. Des personnages. Des animaux. De nouvelles techniques à explorer. Comment utiliser le bic, le graphite, que j’aime tant, avec mes aquarelles?
C’est donc pleine d’une énergie retrouvée que je me suis remise à mon bureau.

Je n’ai donc pas terminé le mermay. Mais j’en ai retiré une belle motivation, un calme et une tranquillité d’esprit que je n’avais plus concernant ma démarche artistique.
Je crois qu’à force d’essayer de « forcer » un apprentissage, j’avais perdu une partie du processus créatif, au profit de la peur que mon dessin soit inconsistant, faux, inexact.
J’avais peut-être commencé à perdre cette créativité assez primitive qu’on a lorsqu’on est enfant. Le mermay a permis de la retrouver. Ou du moins, c’est vraiment comme ça que je le ressens.
Aujourd’hui, j’espère pouvoir continuer sur ma lancée, en gardant cette espèce de créativité décomplexée qui m’anime en ce moment, et en utilisant les techniques apprises ces dernières années. J’ai l’impression de pouvoir utiliser les deux, sur un pied d’égalité.
On verra bien.
A bientôt pour de nouvelles aventures créatives 😉
Il n’y a pas d’animaux dans mon art.
Alors oui, je dessine des animaux en permanence. J’aime les observer, les étudier, les chercher, et surtout, les dessiner. Pourtant, il n’y a pas d’animaux dans mon art.

Je m’explique: j’essaie, tant que possible, de ne pas utiliser de matériaux ou d’outils faits à base d’animaux. Pour plus de transparence, voici une liste de ce que j’utilise:
Je n’ai pas d’informations pour les produits suivants:
En général, l’encre de Chine est fabriquée à partir de charbon d’os. Il faut donc surveiller la mention « charbon végétal » sur le flacon.
Mon questionnement par rapport aux matériaux avec lesquels je peins est tout récent. En revanche, dès l’enfance, je veillais bien à ce que mes pinceaux ne comportent pas de poils d’animaux. En conséquence de quoi, il me reste encore des médiums qui peuvent contenir des matières animales.
A l’avenir, j’aimerais donc trouver une alternative satisfaisante à l’encre de Chine, qui tient bien sous les lavis d’aquarelle. Sinon, je changerai ma pratique en peignant avant d’appliquer l’encre.
A bientôt 🙂
Elisa

Voici quelques temps que je voulais vous faire un point lecture. Alors quoi de mieux que la fin de la première moitié de 2020 ? (Ne riez pas j’essaie de masquer le fait que l’article était prévu pour janvier). Donc, je me suis enfin décidée à le publier. Je note une tendance générale à travers mes lectures à aller vers les univers assez fournis avec beaucoup de personnages, avec une préférence pour les contes. J’aime autant être dépaysée lorsque je lis, qu’avoir l’impression que je prends un thé à côté d’un feu avec de vieux amis. Ces lectures m’ont marquée car elles ont constitué mon imaginaire. J’aime les détails, les descriptions minutieuses autant à l’écrit qu’en dessin. J’ai d’ailleurs passé du temps à étudier le style graphique de certaines de ces œuvres, pour l’incorporer au mien. Vous verrez que je n’ai pas fait de hiérarchie : roman, comics, mangas, classiques ou pas, tous ont un sens et une place. Je me demande, dans vingt ans, à quoi ressemblera ma liste si j’en refais une. Et si j’ai toujours ce blog, j’en referai une 😉
Années 90-2000
Il s’agit des années de mes premières lectures. J’ai dû savoir lire vers 1997. Je lisais au départ des choses très “calibrées” pour mon âge, beaucoup de bandes dessinées, de documentaires jeunesse et de livres type “Disney”. Néanmoins, voici les livres qui m’ont marquée au point que je les retienne jusqu’à l’âge adulte.
Lola campagnol
Offert par ma marraine, et relu des centaines de fois. Je m’étonne qu’il ne soit pas tant usé que cela. Le livre alterne des passages de roman, de bande dessinée, avec toujours l’appui des images. Je me souviens que le début parle de “l’histoire de la famille campagnol”. La fin me fascinait : il s’agissait d’une série d’expressions communes, toutes illustrées dans leur sens littéral : “ronger son frein”, “tirer le diable par la queue”, “on se reverra si les cochons ne nous mangent pas”.
Les poèmes de Prévert
Emprunté à la bibliothèque de l’école primaire, la BCD à l’époque. J’avais dû apprendre une poésie de Jacques Prévert (à l’enterrement d’une feuille morte, deux escargots s’en vont…) et du coup, comme ça m’avait plu, j’avais emprunté un recueil pour enfants, très illustré, avec une couverture verte. Je crois qu’il y avait un poème avec une vache qui m’avait fait peur à l’époque.
Les lettres de mon moulin
Lu parce que je devais écrire un texte sur un grand repas. Mon père m’avait proposé de lire l’extrait sur le curé de Cucugnan, et finalement, j’avais tout lu. J’avais beaucoup aimé les descriptions de la garrigue à l’époque, parce que j’avais l’impression que ça parlait simplement des paysages que j’avais l’habitude de voir.
Les voyages de Sinbad le marin
Offert par ma grand-mère, qui devait en avoir marre de me raconter sans cesse les mêmes contes sur Sinbad. Ça a été mon premier contact avec le passé simple aussi. A la réflexion, le livre était peut-être un peu dur pour mon âge, mais je l’ai quand même lu, en m’y reprenant à plusieurs fois et me concentrant très fort. Il y a quelques scènes qui m’ont franchement terrifiée à l’époque, quand Sinbad est enterré vivant ou lorsque son équipage est dévoré par les anthropophages.
Années 2000-2005
Bone
J’étais inscrite à la médiathèque ! On y allait en général le mercredi après-midi, on s’y installait avec des livres et il était très, très dur de nous en déloger. Je ne sais plus comment c’est arrivé mais c’est mon père qui a d’abord emprunté ces livres. Je les ai lus en étant complètement dedans. Quinze ans plus tard, je les ai retrouvés à une vente de livres de bibliothèque. J’ai sauté sur l’occasion. Une superbe affaire!
Les chants de Pyrène
Une très belle découverte, achetée à la librairie catalane de mon oncle. Il s’agit d’une succession de petits contes, découverts au grès de leur voyage par deux randonneurs qui entreprennent de traverser les Pyrénées en longueur, autour de 1900. Il me semble que c’est inspiré d’une histoire vraie. C’était une bande dessinée dont j’appréciais beaucoup le dessin à l’encre.
Willow
Mon premier roman de fantasy, qui a lancé ma passion pour le genre. Pour moi, ce livre avait tout ; la quête initiatique, des personnages que je trouvais intéressants, des personnages féminins vraiment importants pour l’histoire, et le charismatique Madmartigan. En plus, le fil qui en découlait était un délice de kitch et de fantasy à la sauce 90’s. Un régal, 10/10 je vous dis.
Le retour du Roi
Donc, dans la suite logique, j’ai lu le seigneur des anneaux. Mais le livre qui m’a le plus marquée sur la trilogie était sans conteste le Retour du Roi. Je me souviens très bien des sentiments de dépaysement qui m’ont accompagnée tout au long de sa lecture, de la vraie chair de poule tellement la scène des négociations avec l’armée des morts est tendue. Des chants qui m’ont aussi beaucoup marquée. Aujourd’hui j’aurais tendance à préférer le premier opus, avec ses scènes calmes de la petite vie des hobbits, juste avant la tempête.
Années 2005-2010
Les cages de Beltem
Un roman de Julia Verlanger/Gilles Thomas. Au départ, j’avais choisi un titre de Lovecraft, mais en réfléchissant bien, cette dame a bien plus contribué à mon imaginaire personnel. Les grands anciens ça va bien un temps, mais je me souviens qu’après sa lecture, les loubres avaient remplacé les grands anciens comme thématique récurrente de mes dessins. C’est un roman de fantasy assez progressiste, avec un fond de lutte des classes.
Les mémoires d’Elisabeth Frankenstein
Il s’agit d’un roman qui m’a faite grandir. Vraiment. C’est une biographie fictive de la compagne du Dr. Frankenstein. A l’époque il m’avait fait l’effet d’une grande fresque passionnée de tout ce qui me fascinait à l’époque : fantastique, sorcellerie, horreur, années 1800, les balbutiements d’une science expérimentale un peu dérangeante, le tout teinté de roman d’aventure et de féminisme. C’était une très belle épopée à mon sens. Je serais curieuse de la relire avec mes connaissances et ma sensibilité actuelle.
Le Guépard
Un livre étudié au lycée et qui a pleinement sa place ici. L’histoire reprend la vie d’une famille de nobles italiens sur le déclin. Les descriptions sont superbes et marquantes –les roses fanées à l’odeur de décomposition- Moi qui ne connaît pas bien l’histoire de ce pays, j’ai très bien pu suivre le roman grâce aux repères laissés par l’auteur. C’est de ce roman qu’est notamment issue la citation « Si nous ne nous mêlons pas de cette affaire, ils vont nous fabriquer une république. Si nous voulons que tout reste pareil, il faut que nous changions tout. », que Tancredi balance d’un air désinvolte à son oncle à la veille d’une révolution.
Les Catilinaires
Un roman d’Amélie Nothomb qui a été parmi mes autrices préférées de mon adolescence. Elle est assez facile à lire, ses livres sont tout petits, supers pour les trajets en bus. Les Catilinaires m’a apporté beaucoup de positif dans une période où j’en avais besoin. Même si l’histoire est assez dramatique, elle m’a touchée à ce moment-là. C’est un beau conte sur l’amour, le bonheur et l’importance des petites choses. Cela peut sembler assez niais, mais si vous avez une mauvaise passe, je vous le conseille.
Années 2010-2020
Carmilla
Un classique. Acheté sur une aire d’autoroute dans un recueil douteux de nouvelles sur les femmes vampires. L’esthétique du livre copiait celle de la série de Charlanne Harris, True Blood. Mais lorsque j’ai vu qu’il contenait Carmilla, que je voulais lire depuis très longtemps, je l’ai aussitôt passé en caisse, au milieu des biscuits. Il mérite vraiment sa réputation d’excellent livre sur le vampirisme.
La triste histoire des frères Grosbart
Un livre conseillé dans la salle 101, une émission radio science-fictionnesque de fréquence Paris plurielle. Leurs suggestions sont plutôt intéressantes en général, et ce livre le démontre. C’est un roman contemporain qui reprend le récit d’aventure comme il aurait pu être fait au seizième siècle -il me semble, corrigez-moi si je me trompe-. C’est à la fois humoristique et assez violent, je le déconseille si vous êtes sensibles. On y trouve des références historiques, et si vous connaissez un peu les bestiaires anciens vous allez vous régaler. J’y ai retrouvé cette impression de synthétiser l’imaginaire d’une époque, que j’avais déjà éprouvée avec Les mémoires d’Elizabeth Frankenstein. Je ne saurais pas dire pourquoi mais c’est quelque chose que j’apprécie dans un récit.
Manabeshima
Un registre tout différent pour ce livre. Il s’agit d’un récit de voyage, par Florent Chavouet, qui s’est installé sur Manabeshima, l’une des îles les moins peuplées du Japon. Son trait m’a beaucoup marquée, je l’ai trouvé très “juste”. Il ne travaille qu’au crayon de couleur et reproduit minutieusement des intérieurs, des décors, des scènes. On se perd à chaque page à tout détailler. Cette bande dessinée est la définition du feel good pour moi. Je l’ai lue en bibliothèque, mais ça m’a tellement marquée que j’y repense souvent, je pense me l’offrir, ainsi que Tokyo Sanpo, l’autre carnet de voyage de ce monsieur.
Watership Down
La lecture de Watership Down coïncide peu ou prou avec le début de mon végétarisme. Je ne dirais pas que c’est ce qui l’a motivé, loin de là, j’avais déjà entamé la démarche un tout petit peu avant. Mais il prend tout son sens pour moi à ce moment-là. C’est un récit d’aventure narré du point de vue des lapins qui la vivent. Tout est grand, les choses construites par les hommes sont incompréhensibles et effrayantes. Le moindre cours d’eau est une épreuve à traverser. L’auteur a déclaré avoir été inspiré par un documentaire sur la vie des lapins, et je veux bien le croire tant c’est réaliste et bien informé. Il y a tout de même des éléments fantastiques, comme une mythologie et un langage qui donne au tout une note intéressante. Bien que le sujet soit désuet en apparence, ce n’est pas un livre à mettre entre toutes les mains, en témoignent les nombreuses scènes issues du dessin animé qu’on trouve sur YouTube.
Château l’attente
Lorsque je choisis ce que je vais lire, un des facteurs déterminants est la couverture. Surtout s’il s’agit d’une bande dessinée où le style artistique porte une bonne partie de l’histoire. J’ai été immédiatement attirée par l’illustration de couverture du premier tome, qui de mémoire représentait la cour du château, vue en contre-plongée avec tous les petits personnages qui y vivent. Elle représente bien l’ambiance du livre où l’on suit leur progression au fil des pages, à la fois dans le présent et leur passé, avant leur arrivée au château. Là aussi, lecture feel good avec un trait simple et efficace. L’autrice développe vraiment bien les personnages. Il y a trois tomes sortis en France et j’attends impatiemment de voir si elle va se lancer sur autre chose !
Dehors les chiens
Un titre post-apo, écrit par nulle autre que Maïa Mazaurette. Le livre a été inspiré par la phrase biblique « Dehors les chiens, les drogueurs, les prostitueurs, les meurtriers, les idolâtres. Moi, Jésus, je suis l’étoile resplendissante du matin.». Tout un programme. L’ambiance a les doux relents de malepierre d’une campagne de Warhammer. Dans un monde plongé dans la nuit éternelle, un groupe d’adolescents endoctrinés cherchent la fameuse étoile du matin, pour faire revenir le soleil. J’ai aimé le traitement et l’évolution des personnages. C’est du post-apocalyptique-renaissance, entre les grands ors royaux et les vieux bâtiments en béton aux structures délabrées. Encore un conseil de la salle 101. Encore un livre qui ne m’a absolument pas déçue. Merci les Abdaloff.
Le vent dans les saules
Je n’avais jamais lu ce classique littérature jeunesse avant mes 26 ans. Très connu outre-manche, je n’en ai pas tant entendu parler que ça. Mais il y est si souvent fait référence dans la culture populaire que le titre a éveillé ma curiosité. Certains de mes illustrateurs préférés dont David Petersen, Omar Rayyan, Natee Himappaan et Arthur Rackham en ont d’ailleurs illustré des passages. C’est beau et si vous avez un peu de temps devant vous je recommande d’aller jeter un œil à leur travail. Sinon, il s’agit d’une petite histoire que j’ai trouvée très “anglaise”, avec du thé des sandwiches et des animaux gentlemen.
Barakamon
On termine avec une série de mangas que j’ai achevée au tout début de l’année. Après avoir agressé un directeur de galerie, un jeune maître de calligraphie décide de s’installer dans un petit village sur une île. D’un naturel taciturne, il est vite intégré à la vie de la petite communauté de l’île. Il a été adapté en anime, mais le format vidéo impose de traiter moins de points de l’histoire que le format papier. Au fil du récit je me suis attachée aux personnages. Moi qui rêve de visiter un jour les endroits reculés du Japon, ça a réveillé mon envie de m’évader. C’est tout à fait le genre de mangas que je lis ces temps-ci; plutôt du slice of life calme et un peu humoristique.
Voilà, j’espère que j’ai éveillé votre curiosité avec ces livres. Les avez-vous lus ? Lesquels ? Quels sont vos livres préférés, ceux qui vous ont construit.e.s marqué.e.s? J’aimerais beaucoup échanger avec vous en commentaire à ce sujet.
A bientôt pour de nouvelles aventures !
